Biographie
Poétesse et nouvelliste. Originaire de Coimbra, Maria da Luz Monteiro Videira Murta a commencé très tôt à publier ses poèmes, d'abord dans le Diário de Lisboa Juvenil, puis dans República Juvenil. Parmi ses débuts, on note également une participation en tant qu'étudiante à Via Latina. Titulaire d'une licence en philologie germanique de la Faculté des Lettres de l'Université de Coimbra, elle a été professeur de l'enseignement secondaire dans sa ville natale et s'est essayée à la traduction (Reiner Kunze, Poemas, 1984). Elle fait ses débuts en 1970 avec la publication de l'anthologie de poèmes intitulée Maré Cheia, et la décennie 1970 verra également la parution de deux autres de ses livres de poésie. Outre la poésie, Luz Videira trouve dans la prose un moyen d'écriture qui lui permet de fusionner avec un égal équilibre une charge expressive essentiellement dramatique (ses personnages se débattent constamment entre culpabilité et repentir, souffrance et impossibilité) et une poétique de retenue peu diffuse, refroidie dans une placide horizontalité narrative. Ses nouvelles ressuscitent des thématiques oubliées et réunissent des paires de personnages tels qu'Ariane et Thésée, Orphée et Eurydice, Calypso et Ulysse. Cette rencontre se situe à un carrefour qui dramatise et fusionne une tradition classique et une tradition judéo-chrétienne (les thèmes de l'expiation, de la culpabilité, de la souffrance et de la trahison y sont récurrents). Le résultat est une restauration du matériau mythico-classique par le transport au monde contemporain de ces mêmes vécus mythifiés. Le poète Vasco Pereira da Costa, dans la préface de Isolda e Outras Histórias, lui rend hommage : « donner aux mots choisis la beauté indispensable à l'art, les imprégner d'une séduction magique prodigieuse, les charger, dans leur tissu mélodique, de suggestions séduisantes qui peuvent détacher le lecteur de la feuille de papier et le transformer, au cours d'un voyage imprévisible, vers ce que l'art a de plus avilissant et de plus sublime — c'est ce que l'on exige de la littérature, c'est ce que Luz Videira offre. »
Poèmes
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