Ô beaux yeus bruns, Ô regars destournez
Ô beaux yeus bruns, Ô regars destournez,
Ô chaus soupirs, ô larmes espandues,
Ô noires nuits vainement atendues,
Ô jours luisans vainement retournez :
Ô tristes pleins, Ô desirs obstinez,
Ô tems perdus, Ô peines despendues,
Ô mile morts en mile rets tendues,
Ô pires maus contre moy destinez :
Ô ris, Ô front, cheveus, bras, mains et doits :
Ô lut pleintif, viole, archet et vois :
Tant de flambeaus pour ardre une femmelle !
De toy me plein, que, tant de feus portant,
En tant d’endrois, diceus mon cœur tatant,
N’en est sur toy volé quelque estincelle.
Ô chaus soupirs, ô larmes espandues,
Ô noires nuits vainement atendues,
Ô jours luisans vainement retournez :
Ô tristes pleins, Ô desirs obstinez,
Ô tems perdus, Ô peines despendues,
Ô mile morts en mile rets tendues,
Ô pires maus contre moy destinez :
Ô ris, Ô front, cheveus, bras, mains et doits :
Ô lut pleintif, viole, archet et vois :
Tant de flambeaus pour ardre une femmelle !
De toy me plein, que, tant de feus portant,
En tant d’endrois, diceus mon cœur tatant,
N’en est sur toy volé quelque estincelle.