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Les Amours de Psyché et de Cupidon
Jean de La Fontaine
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Les Amours de Psyché et de Cupidon

Les Amours de Psyché et de Cupidon

… Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse
Du plus bel esprit de la Grèce,
Ne me dédaigne pas, viens-t-en loger chez moi ;
Tu n’y seras pas sans emploi.
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout ; il n’est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique.
Viens donc ; et de ce bien, ô douce Volupté,
Veux-tu savoir du vrai la mesure certaine ?
Il m’en faut tout au moins un siècle bien compté ;
Car trente ans, ce n’est pas la peine.

Psyché

. . . . . .
« Ruisseaux, enseignez-moi l’objet de mon amour ;
Guidez vers lui mes pas, vous dont l’onde est si pure ;
Ne dormiroit-il point en ce sombre séjour,
Payant un doux tribut à votre doux murmure ?
En vain, pour le savoir, Psyché vous fait la cour,
En vain elle vous vient conter son aventure,
Vous n’osez déceler cet ennemi du jour,
Qui rit en quelque coin du tourment que j’endure.
. . . . . .
❦ Les Amours de Psyché et de Cupidon · Jean de La Fontaine
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