Ballade
Mon cueur m’a fait commandement
De venir vers vostre jeunesse,
Belle que j’ayme loyaument,
Comme doy faire ma Princesse.
Se vous demandés pour quoy esse ?
C’est pour savoir quant vous plaira
Alegier sa dure destresse.
Ma Dame, le sauray je ja ?
Ditez le par vostre serment ;
Je vous fais leale promesse :
Nul ne le saura, seulement
Fors que lui pour avoir leesse ;
Or lui moustrés qu’estes maistresse,
Et lui mandez qu’il guérira ;
Ou, s’il doit morir de destresse,
Ma Dame, le sauray je ja?
Penser ne pourroit nullement
Que la douleur qui tant le blesse
Ne vous desplaise aucunement ;
Or faitez dont tant qu’elle cesse,
Et le remettés en l’adresse
D’Espoir, dont il party pieçà ;
Respondez sans que plus vous presse :
Ma Dame, le sauray je ja ?
De venir vers vostre jeunesse,
Belle que j’ayme loyaument,
Comme doy faire ma Princesse.
Se vous demandés pour quoy esse ?
C’est pour savoir quant vous plaira
Alegier sa dure destresse.
Ma Dame, le sauray je ja ?
Ditez le par vostre serment ;
Je vous fais leale promesse :
Nul ne le saura, seulement
Fors que lui pour avoir leesse ;
Or lui moustrés qu’estes maistresse,
Et lui mandez qu’il guérira ;
Ou, s’il doit morir de destresse,
Ma Dame, le sauray je ja?
Penser ne pourroit nullement
Que la douleur qui tant le blesse
Ne vous desplaise aucunement ;
Or faitez dont tant qu’elle cesse,
Et le remettés en l’adresse
D’Espoir, dont il party pieçà ;
Respondez sans que plus vous presse :
Ma Dame, le sauray je ja ?