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Camille. — Je le vois bien, ma sœur, vous n’aimâtes jamais ; Vous ne… — Pierre Corneille

Camille. — Je le vois bien, ma sœur, vous n’aimâtes jamais ;
Vous ne connaissez point, ni l’amour ni ses traits :
On peut lui résister quand il commence à naître,
Mais non pas le bannir quand il s’est rendu maître […].
Il entre avec douceur, mais il règne par force ;
Et quand l’âme une fois a goûté son amorce,
Vouloir ne plus aimer, c’est ce qu’elle ne peut,
Puisqu’elle ne peut plus vouloir que ce qu’il veut :
Ses chaînes sont pour nous aussi fortes que belles.

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