Poemas neste tema
Desejo
Charles Baudelaire
Le voyage
Le voyage
I
Pour lenfant, amoureux de cartes et destampes ,
Lunivers est égal à son vaste appétit.
Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
Aux yeux du souvenir que le monde est petit!
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers:
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
Dautres, lhorreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux dune femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour nêtre pas changés en bêtes, ils senivrent
Despace et de lumière et de cieux embrasés;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; coeur légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne sécartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi quun conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont lesprit humain na jamais su le nom!
II
Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.
Singulière fortune où le but se déplace,
Et, nétant nulle part, peut être nimporte où;
Où lHomme, dont jamais lespérance nest lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou!
Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
Une voix retentit sue le pont:«Ouvre loeil!»
Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
«Amour... gloire... bonheur!»Enfer! cest une écueil!
Chaque îlot signalé par lhomme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin;
LImagination qui dresse son orgie
Ne trouve quun récif aux clartés du matin.
O le pauvre amoureux des pays chimériques!
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur dAmériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer?
Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en lair, de brillants paradis;
Son oeil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.
III
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits dastres et déthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
Faites, pour égayer lennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres dhorizons.
Dites, quavez-vous vu?
IV
«Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et dimprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contentaient lattrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux!
- La jouissance ajoute au désir de la foorce.
Désir , vieil arbre à qui le plaisir sert dengrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près!
Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès? - Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!
Nous avons salué des idoles à trompe;
Des trônes constellés de joyeux lumineux;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux;
Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse.»
V
Et puis, et puis encore?
VI
«O cerveaux enfantins!
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans lavoir cherché,
Du haut jusques en bas de léchelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de limmortel péché;
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire sadorant et saimant sans dégoût;
Lhomme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de lesclave et ruisseau dans légoût;
Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
La fête quassaisonne et parfume le sang;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant;
Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté;
LHumanité bavarde, ivre de son génie,
Et folle, maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
«O mon semblable, ô mon maître, je te maudis!»
Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans lopium immense!
- Tel est du globe entier léternel bullletin.»
VII
Amer savoir, celui quon tire du voyage!
Le monde, monotone et petit, aujourdhui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
Une oasis dhorreur dans un désert dennui!
Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, sil le faut. Lun court, et lautre se tapit
Pour tromper lennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas! des coureurs sans répit,
Comme le Juif errant et comme les apôtres,
A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme; il en est dautres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.
Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier: En avant!
De même quautrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,
Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le coeur joyeux dun jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent:«Par ici!vous qui voulez manger
Le Lotus parfumé! cest ici quon vendange
Les fruits miraculeux dont votre coeur a faim;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui na jamais de fin!»
A laccent familier nous devinons le spectre;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
I
Pour lenfant, amoureux de cartes et destampes ,
Lunivers est égal à son vaste appétit.
Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
Aux yeux du souvenir que le monde est petit!
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers:
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
Dautres, lhorreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux dune femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour nêtre pas changés en bêtes, ils senivrent
Despace et de lumière et de cieux embrasés;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; coeur légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne sécartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi quun conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont lesprit humain na jamais su le nom!
II
Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.
Singulière fortune où le but se déplace,
Et, nétant nulle part, peut être nimporte où;
Où lHomme, dont jamais lespérance nest lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou!
Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
Une voix retentit sue le pont:«Ouvre loeil!»
Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
«Amour... gloire... bonheur!»Enfer! cest une écueil!
Chaque îlot signalé par lhomme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin;
LImagination qui dresse son orgie
Ne trouve quun récif aux clartés du matin.
O le pauvre amoureux des pays chimériques!
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur dAmériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer?
Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en lair, de brillants paradis;
Son oeil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.
III
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits dastres et déthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
Faites, pour égayer lennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres dhorizons.
Dites, quavez-vous vu?
IV
«Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et dimprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contentaient lattrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux!
- La jouissance ajoute au désir de la foorce.
Désir , vieil arbre à qui le plaisir sert dengrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près!
Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès? - Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!
Nous avons salué des idoles à trompe;
Des trônes constellés de joyeux lumineux;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux;
Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse.»
V
Et puis, et puis encore?
VI
«O cerveaux enfantins!
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans lavoir cherché,
Du haut jusques en bas de léchelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de limmortel péché;
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire sadorant et saimant sans dégoût;
Lhomme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de lesclave et ruisseau dans légoût;
Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
La fête quassaisonne et parfume le sang;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant;
Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté;
LHumanité bavarde, ivre de son génie,
Et folle, maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
«O mon semblable, ô mon maître, je te maudis!»
Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans lopium immense!
- Tel est du globe entier léternel bullletin.»
VII
Amer savoir, celui quon tire du voyage!
Le monde, monotone et petit, aujourdhui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
Une oasis dhorreur dans un désert dennui!
Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, sil le faut. Lun court, et lautre se tapit
Pour tromper lennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas! des coureurs sans répit,
Comme le Juif errant et comme les apôtres,
A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme; il en est dautres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.
Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier: En avant!
De même quautrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,
Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le coeur joyeux dun jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent:«Par ici!vous qui voulez manger
Le Lotus parfumé! cest ici quon vendange
Les fruits miraculeux dont votre coeur a faim;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui na jamais de fin!»
A laccent familier nous devinons le spectre;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
2 910
Luis Cernuda
La Libertad tú la conoces
La libertad tú la conoces
La libertad no la conoces
La libertad es un deseo
La libertad es estar preso
Preso en un cuerpo que no es mío
En unos brazos, una boca,
Una boca que bebe nuestra vida,
Lentamente, una muerte.
La libertad es una muerte,
Una muerte es nacer en otro espíritu,
Un espíritu, un hombre, es un deseo,
Un deseo es amor por libertarse.
La libertad, la libertad,
La libertad es un olvido,
En otro cuerpo, es un olvido,
Es un amor la libertad.
Libértame o me muero.
La libertad no la conoces
La libertad es un deseo
La libertad es estar preso
Preso en un cuerpo que no es mío
En unos brazos, una boca,
Una boca que bebe nuestra vida,
Lentamente, una muerte.
La libertad es una muerte,
Una muerte es nacer en otro espíritu,
Un espíritu, un hombre, es un deseo,
Un deseo es amor por libertarse.
La libertad, la libertad,
La libertad es un olvido,
En otro cuerpo, es un olvido,
Es un amor la libertad.
Libértame o me muero.
1 942
João Marcio Furtado Costa
Ingenuidade
Ingenuidade
(07/86)
Sei que és como um rio
Que possui águas turvas,
Mas prefiro na estrada
A surpresa das curvas,
À certeza das retas.
Certas coisas são certas,
Assim como os segredos,
Que existem em seus olhos,
E que só dentro deles
É que se pode ver:
Que eu não posso ser tudo,
Muito menos ser nada
Que eu não posso ser sonho,
Nem felicidade,
Que eu não posso ser vida,
Assim sem você.
(07/86)
Sei que és como um rio
Que possui águas turvas,
Mas prefiro na estrada
A surpresa das curvas,
À certeza das retas.
Certas coisas são certas,
Assim como os segredos,
Que existem em seus olhos,
E que só dentro deles
É que se pode ver:
Que eu não posso ser tudo,
Muito menos ser nada
Que eu não posso ser sonho,
Nem felicidade,
Que eu não posso ser vida,
Assim sem você.
1 028
Daniel Faria
É por isso que adormeço numa luz em movimento
É por isso que adormeço numa luz em movimento
E escolho um espaço para ver o espaço de frente
A sua cor de silêncio nocturno e desenho
Uma maneira quieta de estar nele tranquilo
Há nesse espaço uma fonte ,um animal que desperta
Uma criança que navega com as próprias mãos.
Bebo com as mãos juntas.
Há uma voz que bebo.Há um espaço entra as mãos mas não perco
A sede.A água multiplica-se porque o tiro do coração
Que escuta.
Há um espaço no corpo que pode ser um lugar.
À sombra posso olhá-lo até o ver
Posso tocar as chagas no corpo
E posso beber dele morrendo
Nele como quem entra de tanto
O desejar.
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
E escolho um espaço para ver o espaço de frente
A sua cor de silêncio nocturno e desenho
Uma maneira quieta de estar nele tranquilo
Há nesse espaço uma fonte ,um animal que desperta
Uma criança que navega com as próprias mãos.
Bebo com as mãos juntas.
Há uma voz que bebo.Há um espaço entra as mãos mas não perco
A sede.A água multiplica-se porque o tiro do coração
Que escuta.
Há um espaço no corpo que pode ser um lugar.
À sombra posso olhá-lo até o ver
Posso tocar as chagas no corpo
E posso beber dele morrendo
Nele como quem entra de tanto
O desejar.
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
1 918
João Marcio Furtado Costa
Utopia e Paixão
Utopia e Paixão
(10/92)
Poderia ser longa a minha espera,
Não estivesses sendo tu, a esperada.
Me encheria, quem sabe, o peito, a ansiedade,
De ser teu sonho e, também, realidade.
Preferia no entanto, por mais efêmera,
Que fosse a tua, igual a minha vontade,
De estares em meu tato e na minha visão,
Na audição, no paladar e no olfato.
Pois em meus sentidos, não serias utopia.
Por mais fugaz que fosse o sentimento,
Certamente seria uma paixão.
(10/92)
Poderia ser longa a minha espera,
Não estivesses sendo tu, a esperada.
Me encheria, quem sabe, o peito, a ansiedade,
De ser teu sonho e, também, realidade.
Preferia no entanto, por mais efêmera,
Que fosse a tua, igual a minha vontade,
De estares em meu tato e na minha visão,
Na audição, no paladar e no olfato.
Pois em meus sentidos, não serias utopia.
Por mais fugaz que fosse o sentimento,
Certamente seria uma paixão.
869
Almeida Garrett
Não te amo
Não te amo, quero-te: o amor vem dalma.
E eu nalma tenho a calma,
A calma do jazigo.
Ai! Não te amo, não.
Não te amo, quero-te: o amor é vida.
E a vida - nem sentida
A trago eu já comigo.
Ai, não te amo, não!
Ai! Não te amo, não; e só te quero
De um querer bruto e fero
Que o sangue me devora,
Não chega ao coração.
E eu nalma tenho a calma,
A calma do jazigo.
Ai! Não te amo, não.
Não te amo, quero-te: o amor é vida.
E a vida - nem sentida
A trago eu já comigo.
Ai, não te amo, não!
Ai! Não te amo, não; e só te quero
De um querer bruto e fero
Que o sangue me devora,
Não chega ao coração.
3 259
Jamerson Lemos
Um Soneto
vou fazer pra você um soneto
rimado, consoante o seu olhar
de avenca e musgo do pomar —
mestiço escuro noturno preto.
um soneto solto, lírico no ar,
pétala-ninfa, luz no alto-mar,
lâmpada azul a clarear do teto
à cama — lâmpada-luz-objeto.
Pra você e esses seus cabelos.
belos.
Pra você.
um soneto rimado de sorrisos,
pequenina barca — S.O.S.
Estou nu, Vê?
rimado, consoante o seu olhar
de avenca e musgo do pomar —
mestiço escuro noturno preto.
um soneto solto, lírico no ar,
pétala-ninfa, luz no alto-mar,
lâmpada azul a clarear do teto
à cama — lâmpada-luz-objeto.
Pra você e esses seus cabelos.
belos.
Pra você.
um soneto rimado de sorrisos,
pequenina barca — S.O.S.
Estou nu, Vê?
1 018
Judas Isgorogota
Mercador de Escravas
Sonhei que eu era um mercador de escravas
Com tenda armada em Bombaim
E mil peças à vista: — umas eslavas,
Outras, filhas do Nilo e de Pekim;
Umas ebúrneas, de madeixas flavas,
Outras, de ébano vivo de Benin...
E eram de ver-se os cem tapetes raros
Vindos da Pérsia, e as peles de Astrakan,
Por sobre os quais os marajás preclaros
Vinham sentar-se no incontido afã
De, na nudez daqueles corpos claros,
Seus olhos embebedar de glória vã...
Vinham depois os néscios traficantes,
Uns do Mediterrâneo, outros do Sul,
A conduzir, de regiões distantes,
Tudo o que havia sob o céu azul:
Ricas peças de Espanha, delirantes,
E rapinas de Argel e de Estambul...
Enquanto, em meio àquele oceano ardente,
— Seios trementes, colos de cetim,
Ancas de róseos tons, inteiramente,
Cinzeladas espáduas de marfim,
O ouro, quando em mancheia reluzente,
Era mais do que tudo para mim...
Mas, um dia te vi: — eras morena,
Trêmula a voz, angustioso o olhar,
E no róseo da boca, mui pequena,
Feito de dentes lindos, um colar...
E os dois seios tão puros, que era pena
Que lábio humano fosse ali pousar...
E ao fim, voltando a mim, naquele sonho,
Eu, mercador, vi que era tarde já...
E tu te foste, como um sol risonho,
Para o estranho país de um marajá...
E desde então, onde os meus olhos ponho,
Luz que os faça felizes já não há...
E foi assim que, alucinado, um dia
Passei a ser escravo da ilusão
E a minha tenda e o mais que possuía
Abandonei, ao léu, lá no Industão...
É que ao vender-te, mercador, havia
Mercadejado o próprio coração!
Com tenda armada em Bombaim
E mil peças à vista: — umas eslavas,
Outras, filhas do Nilo e de Pekim;
Umas ebúrneas, de madeixas flavas,
Outras, de ébano vivo de Benin...
E eram de ver-se os cem tapetes raros
Vindos da Pérsia, e as peles de Astrakan,
Por sobre os quais os marajás preclaros
Vinham sentar-se no incontido afã
De, na nudez daqueles corpos claros,
Seus olhos embebedar de glória vã...
Vinham depois os néscios traficantes,
Uns do Mediterrâneo, outros do Sul,
A conduzir, de regiões distantes,
Tudo o que havia sob o céu azul:
Ricas peças de Espanha, delirantes,
E rapinas de Argel e de Estambul...
Enquanto, em meio àquele oceano ardente,
— Seios trementes, colos de cetim,
Ancas de róseos tons, inteiramente,
Cinzeladas espáduas de marfim,
O ouro, quando em mancheia reluzente,
Era mais do que tudo para mim...
Mas, um dia te vi: — eras morena,
Trêmula a voz, angustioso o olhar,
E no róseo da boca, mui pequena,
Feito de dentes lindos, um colar...
E os dois seios tão puros, que era pena
Que lábio humano fosse ali pousar...
E ao fim, voltando a mim, naquele sonho,
Eu, mercador, vi que era tarde já...
E tu te foste, como um sol risonho,
Para o estranho país de um marajá...
E desde então, onde os meus olhos ponho,
Luz que os faça felizes já não há...
E foi assim que, alucinado, um dia
Passei a ser escravo da ilusão
E a minha tenda e o mais que possuía
Abandonei, ao léu, lá no Industão...
É que ao vender-te, mercador, havia
Mercadejado o próprio coração!
1 268
Carlos Falck
Canção Cigana
Mulher de narciso e lua!
Caracol de meu silêncio,
véu pintado na janela
com guizos e tempestades.
Aspiro na tarde branca
o cheiro de tuas pernas;
há um frio desesperado
por fora do teu vestido.
E porque teu corpo leve
foge do sonho e do beijo,
o homem cai na pedreira
e morre no teu deserto.
Mulher, de narciso e lua!
Poltra na planície, nua,
correndo, com serafins,
pelos caminhos dos lírios,
vim de longe no teu rasto,
quero beijar teus mamilos;
e se nada disso for
mais do que sonho dourado,
vou caminhar sem destino
(meu destino é desatino),
gritando por ti na rua,
mulher de narciso e lua!
Caracol de meu silêncio,
véu pintado na janela
com guizos e tempestades.
Aspiro na tarde branca
o cheiro de tuas pernas;
há um frio desesperado
por fora do teu vestido.
E porque teu corpo leve
foge do sonho e do beijo,
o homem cai na pedreira
e morre no teu deserto.
Mulher, de narciso e lua!
Poltra na planície, nua,
correndo, com serafins,
pelos caminhos dos lírios,
vim de longe no teu rasto,
quero beijar teus mamilos;
e se nada disso for
mais do que sonho dourado,
vou caminhar sem destino
(meu destino é desatino),
gritando por ti na rua,
mulher de narciso e lua!
870
Giselda Medeiros
Foz
Faze-me a embocadura
da turbulência de tuas águas
de semeadura,
que eu te mostrarei
onde se escondem
gritos e sussurros,
gestos e ânsias
à espera da correnteza.
da turbulência de tuas águas
de semeadura,
que eu te mostrarei
onde se escondem
gritos e sussurros,
gestos e ânsias
à espera da correnteza.
1 070
Gilson Nascimento
Beijo injeitado
Cabôca, si tu subesse
O tamãin do meu amô
Tu nunca mais rifugava
Meus beijo, minha fulô
Tu sabe donde eles vem?
Num duvida de eu não!
Vem dum cantim resguardado
Todo de seda forrado
No fundo do coração
E feito pomba-de-bando
Eles de lá vão fugindo
E no sangue margúiando
Devagarim vão subindo.
Pelo sangue trafegando
Me dando febre e tremô
Sem avexame si pranta
Nos beiço-ôi dágua de amô
Mas quando eles se arrelia
Mode tua boca incontrá
Valei-me, Vige Maria!
Tu inventa de rejeitá
Tem dó de eu, meu pecado
Adocica meu sofrê
Vivo cos peito arroxado
De tanto beijo injeitado
É grande o meu padecê
Si hoje tu dé um não
Com a verdade machucado
Me imbrenho por esses mato
À moda boi desgarrado
Mas levo no coração
Cum afeto, cum devoção
Qual jóia de estimação
Todo esses beijo injeitado.
O tamãin do meu amô
Tu nunca mais rifugava
Meus beijo, minha fulô
Tu sabe donde eles vem?
Num duvida de eu não!
Vem dum cantim resguardado
Todo de seda forrado
No fundo do coração
E feito pomba-de-bando
Eles de lá vão fugindo
E no sangue margúiando
Devagarim vão subindo.
Pelo sangue trafegando
Me dando febre e tremô
Sem avexame si pranta
Nos beiço-ôi dágua de amô
Mas quando eles se arrelia
Mode tua boca incontrá
Valei-me, Vige Maria!
Tu inventa de rejeitá
Tem dó de eu, meu pecado
Adocica meu sofrê
Vivo cos peito arroxado
De tanto beijo injeitado
É grande o meu padecê
Si hoje tu dé um não
Com a verdade machucado
Me imbrenho por esses mato
À moda boi desgarrado
Mas levo no coração
Cum afeto, cum devoção
Qual jóia de estimação
Todo esses beijo injeitado.
992
Carlos Felipe Moisés
Lagartixa
para Margarida
O peito é de vidro.
Os olhos, porcelana
delicada e astuta.
Da língua escorre
o néctar sutil.
As patas são de estanho,
mas sabem se mover
imóveis: mal flutuam.
O ventre é quase nada,
pura transparência
onde se escondem
o dorso e seus andaimes.
Não tem entranhas.
A pele
de tão fina já não é:
limita
semovente
o nada de fora
e o quase nada de dentro.
O peito é de vidro
mas às vezes se desmancha
em pétalas.
Dentro
pulsa um coração
que imobiliza tudo em torno.
O rabo, sim,
é feito de algo insuspeitado:
nuvem
algas
milhares de roldanas
e desejos
enrodilhados na engrenagem
que espaneja o chão
e foge
para o céu aberto.
(Subsolo, São Paulo, Massao Ohno, 1989)
O peito é de vidro.
Os olhos, porcelana
delicada e astuta.
Da língua escorre
o néctar sutil.
As patas são de estanho,
mas sabem se mover
imóveis: mal flutuam.
O ventre é quase nada,
pura transparência
onde se escondem
o dorso e seus andaimes.
Não tem entranhas.
A pele
de tão fina já não é:
limita
semovente
o nada de fora
e o quase nada de dentro.
O peito é de vidro
mas às vezes se desmancha
em pétalas.
Dentro
pulsa um coração
que imobiliza tudo em torno.
O rabo, sim,
é feito de algo insuspeitado:
nuvem
algas
milhares de roldanas
e desejos
enrodilhados na engrenagem
que espaneja o chão
e foge
para o céu aberto.
(Subsolo, São Paulo, Massao Ohno, 1989)
1 076
Carlos Figueiredo
Cais é oferta da alma
Cais é oferta da alma
na noite.
Busca
ao estertor cavo
de navio
em ânsia de atracação.
na noite.
Busca
ao estertor cavo
de navio
em ânsia de atracação.
1 074
Adriana Sampaio
Trindade
Trindade
Aqui em frente, estático
o Mistério.
Sempre me consumiram proibições
Sempre me atiçaram
Possibilidades de não te ter
De não possuir o que nem de longe é meu,
Nem de perto.
Imagino mãos suaves, voláteis
Carinhos deslizantes,
Impróprios e desmanchantes
Bocas próximas, daquelas que se sente só o calor
Ir, em seguida recuar
Provocação sem fim
Palavras de virgem na boca da vadia
A te enlouquecer
E assim fico, aqui em frente, estática
Consumida pela tua sedução
Atormentada pela possibilidade
do Mistério.
14/10/96
Aqui em frente, estático
o Mistério.
Sempre me consumiram proibições
Sempre me atiçaram
Possibilidades de não te ter
De não possuir o que nem de longe é meu,
Nem de perto.
Imagino mãos suaves, voláteis
Carinhos deslizantes,
Impróprios e desmanchantes
Bocas próximas, daquelas que se sente só o calor
Ir, em seguida recuar
Provocação sem fim
Palavras de virgem na boca da vadia
A te enlouquecer
E assim fico, aqui em frente, estática
Consumida pela tua sedução
Atormentada pela possibilidade
do Mistério.
14/10/96
941
Carlos Eduardo da Rocha
Retrato da Mulher Amada
I
Os longos cabelos dourados
derramados até os ombros frágeis
Um manto perfumado
emoldurando o rosto singular
de mulher e de menina.
Madeixas separadas deixando
Entrever no colo ofegante
A curva harmoniosa
dos seios pequeninos.
II
O pescoço esguio como a haste
da flor que é a sua face.
O queixo fino estremece
ao desabrochar do sorriso
Nos lábios de pétalas
entreabertos, separados
Na alvura dos dentes
arrumados como sementes
da romã madura e perfumada.
III
O pequeno nariz arrebitado
cheio de graça aspira
Na brisa vespertina
o cheiro do jasmin adocicado
O brilho dos seus olhos
é como estrelas lucilantes
E a fronte delicada se esconde
Nos caracoes pendentes
dos seus longos cabelos
IV
Os seus braços envolventes
recobertos de suave penugem
macia como a relva
E ao toque mais sutil arrepiada.
Entrelaçados aos meus
num terno abraço aconchegados
ao peito por breve instante
Sentíamos ofegantes
o bater descompassado
dos nossos corações.
V
Nos reencontros marcados
com os beijos na face
um de cada lado
Como se fossem amigos
emocionados apenas
e nunca enamorados
Para sempre
em todo o tempo fluindo
em nosso fado.
VI
Somente as mãos
são dadas de repente
na procura constante
Agarradas por entrelaçados
dedos em permanentes
cariciais, apertados
e frementes.
Beijadas subitamente
nas incontáveis despedidas
e tristes separações.
VII
Ansiosamente esperada
a volta do dia a dia
nas saudades doloridas
De ausências prolongadas
nos caminhos diversos
de nossos desencontros
Prisioneiros de graves compromissos
E inconformados fiéis de um só destino.
VIII
Os meneios da cintura
num ritmo pausado
em desfile permanente.
As vestes marcando
as formas surpreendentes
da saia curta ajustada.
Livres as coxas longas
sinal maior de beleza
caminho sem fim a perpassar
na pele iluminada.
IX
Na placidez do ventre
a sugestão de frutos
Praia rasa de areia molhada
inconsistente
Água clara transparente
deixando ver na concha
Entreaberta
A pérola rosada
do pingo umbelical
completando o fascínio.
X
Dos joelhos concentrados
às belas pernas
E a ponta dos pés pequenos
Pisando leves
quase a flutuar
a cada passo dado
Na dança do seu andar
de suave movimentos
como peixes no mar
XI
A visão das costas
da nuca desprotegida
nos cabelos levantadas
pelas espadas nuas
sombras e suaves relevos
são revelados ao tato
nas pontas dos dedos
captantes
de múltipla sensualidade.
XII
As linhas curvas
mais expressivas
com suas maiores
riquezas...
A cintura
as alegrias dos quadris
equilibrados
E a completa formosura
na harmonia
de tão preciosos lados
celebrados.
Os longos cabelos dourados
derramados até os ombros frágeis
Um manto perfumado
emoldurando o rosto singular
de mulher e de menina.
Madeixas separadas deixando
Entrever no colo ofegante
A curva harmoniosa
dos seios pequeninos.
II
O pescoço esguio como a haste
da flor que é a sua face.
O queixo fino estremece
ao desabrochar do sorriso
Nos lábios de pétalas
entreabertos, separados
Na alvura dos dentes
arrumados como sementes
da romã madura e perfumada.
III
O pequeno nariz arrebitado
cheio de graça aspira
Na brisa vespertina
o cheiro do jasmin adocicado
O brilho dos seus olhos
é como estrelas lucilantes
E a fronte delicada se esconde
Nos caracoes pendentes
dos seus longos cabelos
IV
Os seus braços envolventes
recobertos de suave penugem
macia como a relva
E ao toque mais sutil arrepiada.
Entrelaçados aos meus
num terno abraço aconchegados
ao peito por breve instante
Sentíamos ofegantes
o bater descompassado
dos nossos corações.
V
Nos reencontros marcados
com os beijos na face
um de cada lado
Como se fossem amigos
emocionados apenas
e nunca enamorados
Para sempre
em todo o tempo fluindo
em nosso fado.
VI
Somente as mãos
são dadas de repente
na procura constante
Agarradas por entrelaçados
dedos em permanentes
cariciais, apertados
e frementes.
Beijadas subitamente
nas incontáveis despedidas
e tristes separações.
VII
Ansiosamente esperada
a volta do dia a dia
nas saudades doloridas
De ausências prolongadas
nos caminhos diversos
de nossos desencontros
Prisioneiros de graves compromissos
E inconformados fiéis de um só destino.
VIII
Os meneios da cintura
num ritmo pausado
em desfile permanente.
As vestes marcando
as formas surpreendentes
da saia curta ajustada.
Livres as coxas longas
sinal maior de beleza
caminho sem fim a perpassar
na pele iluminada.
IX
Na placidez do ventre
a sugestão de frutos
Praia rasa de areia molhada
inconsistente
Água clara transparente
deixando ver na concha
Entreaberta
A pérola rosada
do pingo umbelical
completando o fascínio.
X
Dos joelhos concentrados
às belas pernas
E a ponta dos pés pequenos
Pisando leves
quase a flutuar
a cada passo dado
Na dança do seu andar
de suave movimentos
como peixes no mar
XI
A visão das costas
da nuca desprotegida
nos cabelos levantadas
pelas espadas nuas
sombras e suaves relevos
são revelados ao tato
nas pontas dos dedos
captantes
de múltipla sensualidade.
XII
As linhas curvas
mais expressivas
com suas maiores
riquezas...
A cintura
as alegrias dos quadris
equilibrados
E a completa formosura
na harmonia
de tão preciosos lados
celebrados.
1 144
Alexandre S. Santos
Carne e Alma
Contrai o espaço informe
ante o encontrar de vistas;
desperta aquela que dorme,
indica o vero e dá pistas.
Reprimida por vãos simulacros
ruge ferina a paixão liberta;
estertora contra motivos sacros;
transpõe altiva a jaula aberta.
Urge ao abraço do gozo insano,
Reclamando o que se perdeu outrora.
Quer o desfrute do que é humano;
exige a nudez da alma, agora!
E chega o desejo ao cúmulo:
O que brota borbulha, extrapola;
vasa em força que abate o êmulo;
permanece o fruto que não se imola.
ante o encontrar de vistas;
desperta aquela que dorme,
indica o vero e dá pistas.
Reprimida por vãos simulacros
ruge ferina a paixão liberta;
estertora contra motivos sacros;
transpõe altiva a jaula aberta.
Urge ao abraço do gozo insano,
Reclamando o que se perdeu outrora.
Quer o desfrute do que é humano;
exige a nudez da alma, agora!
E chega o desejo ao cúmulo:
O que brota borbulha, extrapola;
vasa em força que abate o êmulo;
permanece o fruto que não se imola.
996
Marcial
Como nunca te vi cercada de homens
I,91
Como nunca te vi, ó Bassa, cercada de homens
e de nenhuma amante as más-linguas te acusavam,
e como à tua volta só havia donzelas
prontas ao teu serviço, mas de macho… nem cheiro,
cheguei, confesso, a crer-te uma Lucrécia.
Mas afinal, Bassa, – que horror! – tu fodia-las todas,
tu ousavas fazer amor cona com cona,
quase parecias um homem, ó Venus monstruosa!
Forjaste um enigma digno da tebana esfinge:
como haver adultério onde não existe homem!
Como nunca te vi, ó Bassa, cercada de homens
e de nenhuma amante as más-linguas te acusavam,
e como à tua volta só havia donzelas
prontas ao teu serviço, mas de macho… nem cheiro,
cheguei, confesso, a crer-te uma Lucrécia.
Mas afinal, Bassa, – que horror! – tu fodia-las todas,
tu ousavas fazer amor cona com cona,
quase parecias um homem, ó Venus monstruosa!
Forjaste um enigma digno da tebana esfinge:
como haver adultério onde não existe homem!
1 112
António Lobo de Carvalho
Soneto III
A certa moça, chamando velho ao autor, que ainda se não tinha por tal
Não te escondo a guedelha encanecida,
Nem da rugosa fronte a cor já baça;
Conheço que o meu lustre, a minha graça
Foi por duros Janeiros destruída:
Confesso, ainda que é iá bem conhecida,
Que a idade minha dos cinquenta passa;
Mas juro que ainda tenho grossa maça,
Qual teso mastaréu a pino erguida:
Se és hidrópica mestra fodedora,
Daquelas que procuram com trabalho
Lanzuda porra, porra aterradora:
Minhas cãs não te sirvam de espanta1ho;
Põe à prova o teu cono, e sem demora
Verás então se é velho o meu caralho.
Não te escondo a guedelha encanecida,
Nem da rugosa fronte a cor já baça;
Conheço que o meu lustre, a minha graça
Foi por duros Janeiros destruída:
Confesso, ainda que é iá bem conhecida,
Que a idade minha dos cinquenta passa;
Mas juro que ainda tenho grossa maça,
Qual teso mastaréu a pino erguida:
Se és hidrópica mestra fodedora,
Daquelas que procuram com trabalho
Lanzuda porra, porra aterradora:
Minhas cãs não te sirvam de espanta1ho;
Põe à prova o teu cono, e sem demora
Verás então se é velho o meu caralho.
1 185
Noel Ferreira
Nossos corpos
Nossos corpos
se cruzam e descruzam
como serpentes
cálidas
se enroscam
e se apertam
atarracham
num crescendo
sem limite.
Há gemidos delirantes
há percussões arrítmicas
respirações ofegantes
empastadas em suor
até ao êxtase
e ao torpor.
Não há discurso
erótico
que resista
à mudez
desta nudez
tumultuosamente
sinfónica.
se cruzam e descruzam
como serpentes
cálidas
se enroscam
e se apertam
atarracham
num crescendo
sem limite.
Há gemidos delirantes
há percussões arrítmicas
respirações ofegantes
empastadas em suor
até ao êxtase
e ao torpor.
Não há discurso
erótico
que resista
à mudez
desta nudez
tumultuosamente
sinfónica.
1 207
Marcial
Que sejam os meus versos pouco sérios
I,36
Que sejam os meus versos pouco sérios,
tais que o mestre os não pode ler na escola,
tu lamentas, Cornélio. Porém os meus livrinhos,
tal como às suas consortes os maridos,
não podem sem caralho dar prazer.
Como escrever lascivo canto nupcial
sem usar lascivos termos nupciais?
Quem com traje de jogos florais, às meretrizes
permite que tenham seriedade de matronas?
Estes ligeiros poemas a uma lei obedecem:
apenas dão prazer se forem excitantes.
Por isso dá ao demo a seriedade,
não condenes, te peço, as minhas brincadeiras,
e tira da ideia castrar os meus livrinhos.
Nada há mais torpe que um Priapo capado!
Que sejam os meus versos pouco sérios,
tais que o mestre os não pode ler na escola,
tu lamentas, Cornélio. Porém os meus livrinhos,
tal como às suas consortes os maridos,
não podem sem caralho dar prazer.
Como escrever lascivo canto nupcial
sem usar lascivos termos nupciais?
Quem com traje de jogos florais, às meretrizes
permite que tenham seriedade de matronas?
Estes ligeiros poemas a uma lei obedecem:
apenas dão prazer se forem excitantes.
Por isso dá ao demo a seriedade,
não condenes, te peço, as minhas brincadeiras,
e tira da ideia castrar os meus livrinhos.
Nada há mais torpe que um Priapo capado!
753
Marcial
Nunca disse que fosses panasca
IV,43
Nunca disse, ó Coracino, que tu fosses panasca:
não sou tão temerário ou descarado
que me ponha a mentir sem mais aquelas!
Se eu disse, ó Coracino, que tu eras panasca,
que me destrua o frasco de veneno de Pôntia,
que me destrua o cálice de veneno de Metílio.
Juro-te pelos inchaços sírios,
Juro-te pelos furores berecíntios!
O que eu de facto disse, é coisa sem importância,
de todos conhecida, que nem tu mesmo negarás:
só disse que és, Coracino, um lambe-conas!
Nunca disse, ó Coracino, que tu fosses panasca:
não sou tão temerário ou descarado
que me ponha a mentir sem mais aquelas!
Se eu disse, ó Coracino, que tu eras panasca,
que me destrua o frasco de veneno de Pôntia,
que me destrua o cálice de veneno de Metílio.
Juro-te pelos inchaços sírios,
Juro-te pelos furores berecíntios!
O que eu de facto disse, é coisa sem importância,
de todos conhecida, que nem tu mesmo negarás:
só disse que és, Coracino, um lambe-conas!
1 131
Aldir Blanc
Clima-X
Quando, agonizantes, gozamos,
transcendemos
essa históriade ser mulher
ou ser marido:
É como se você fosse terra
e eu tivesse chovido.
transcendemos
essa históriade ser mulher
ou ser marido:
É como se você fosse terra
e eu tivesse chovido.
1 263
António Botto
Andava a lua nos céus
Andava a lua nos céus
Com o seu bando de estrelas
Na minha alcova
Ardiam velas
Em candelabros de bronza
Pelo chão em desalinho
Os veludos pareciam
Ondas de sangue e ondas de vinho
Ele, olhava-me cismando;
E eu,
Plácidamente, fumava,
Vendo a lua branca e nua
Que pelos céus caminhava.
Aproximou-se; e em delírio
Procurou avidamente
E avidamente beijou
A minha boca de cravo
Que a beijar se recusou.
Arrastou-me para ele,
E encostado ao meu hombro
Falou-me de um pagem loiro
Que morrera de saudade
À beira-mar, a cantar...
Olhei o céu!
Agora, a lua, fugia,
Entre nuvens que tornavam
A inda noite sombria.
Deram-se as bocas num beijo,
Um beijo nervoso e lento...
O homem cede ao desejo
Como a nuvem cede ao vento
Vinha longe a madrugada.
Por fim,
Largando esse corpo
Que adormecera cansado
E que eu beijara, loucamente,
Sem sentir,
Bebia vinho, perdidamente
Bebia vinha..., até cair.
Com o seu bando de estrelas
Na minha alcova
Ardiam velas
Em candelabros de bronza
Pelo chão em desalinho
Os veludos pareciam
Ondas de sangue e ondas de vinho
Ele, olhava-me cismando;
E eu,
Plácidamente, fumava,
Vendo a lua branca e nua
Que pelos céus caminhava.
Aproximou-se; e em delírio
Procurou avidamente
E avidamente beijou
A minha boca de cravo
Que a beijar se recusou.
Arrastou-me para ele,
E encostado ao meu hombro
Falou-me de um pagem loiro
Que morrera de saudade
À beira-mar, a cantar...
Olhei o céu!
Agora, a lua, fugia,
Entre nuvens que tornavam
A inda noite sombria.
Deram-se as bocas num beijo,
Um beijo nervoso e lento...
O homem cede ao desejo
Como a nuvem cede ao vento
Vinha longe a madrugada.
Por fim,
Largando esse corpo
Que adormecera cansado
E que eu beijara, loucamente,
Sem sentir,
Bebia vinho, perdidamente
Bebia vinha..., até cair.
3 325
Anderson Braga Horta
Erotismo e Poesia
Neste breve discurso acerca de erotismo e poesia, desferiremos um vol doiseau sobre alguns dos mais notáveis acidentes eróticos da poesia brasileira, do Romantismo aos nossos dias. O assunto é saboroso, nossa poesia muito rica, talvez devesse eu ceder de pronto a voz aos poetas convocados, que têm muito a dizer; e muito mais poemas e poetas haveria, se espaço houvera. Mas como, afinal de contas, está comigo a palavra, não posso deixar de dizer alguma coisa própria a respeito, e é o que passo a fazer, contando com a paciência e boa vontade dos amigos.
De Eros, representaçao do Amor entre os gregos, desde o século VI a.C. cultuado principalmente como o deus da Paixão, vem erotismo. Significa paixão amorosa — o amor, não tanto no seu lado "cavalheiresco", platônico, dominante na poesia trovadoresca, por exemplo, mas antes no seu aspecto físico, sexual. A maior ou menor franqueza com que se pode, sem escândalo, falar do amor erótico, em literatura, varia de civilização para civilização; assim, obras que têm, em determinado país e tempo, serena posição nas letras, alhures ou em outra época poderão ser consideradas pornográficas. É como sói ser encarado no Ocidente o Kama-Sutra, antigo manual hindu de técnicas sexuais.
Mesmo em relação a obras da nossa cultura e do nosso tempo, é muita vez difícil a distinção entre arte e pornografia; e é verdade que a mesma obra pode agasalhar, lado a lado, ou misturados, imbricados, traços artísticos e traços pornográficos. Há de haver, sem embargo, meios ao alcance do leitor — e falo em leitor porque nos estamos cingindo à literatura, mais especificamente à poesia — para essa distinção. Tentando estabelecê-los, recorro a um breve discurso paralelo acerca do que chamo "a psicologia do palavrão".
Que vem a ser isto, um palavrão? Uma "palavra obscena ou grosseira", diz Mestre Aurélio, no seu dicionário. Mas, se temos duas palavras significando a mesma coisa, como, por que se há de associar a uma delas conotação de obscenidade, ou grosseria, e não à outra?
O que determina essa carga negativa, ou positiva, ou neutra, das palavras é a intenção. Deste modo, tem a língua, para significar os órgãos sexuais, palavras de uso restrito a meios técnicos ou científicos, e que podem ser fora daí empregadas sem susto, por serem meramente denotativas, eticamente neutras; palavras de uso familiar, carregadas de variável gama afetiva, que podemos dizer portadoras de conotação positiva; e palavras de baixo calão, que, além do significado, basicamente igual ao de suas irmãs retromencionadas, imantam-se de uma intenção negativa — de depreciação, achincalhe, deboche. Normalmente, estas últimas têm curso no escuso dos becos, em esconsos quartos ou frias salas, em meios onde os homens, vítimas da própria miséria, passam a ser uns para os outros não mais que objetos de egoístico prazer, ou sujo lucro. Por isto, não é necessariamente fruto de condenável preconceito a recusa de trânsito em níveis mais altos a certas palavras forjadas ou em curso naqueles meios; pois o que se recusa, ou deve recusar, nelas é a intenção que visa a diminuir o destinatário e que avilta o emitente. (Conseqüentemente, as palavras podem mudar de categoria, subir ou descer, degradar-se ou reabilitar-se, conforme o uso social que se lhes dê; e pode a mesma palavra pertencer a opostas categorias, em meios diversos.)
De modo semelhante, a qualificação de erótica ou pornográfica a obra literária depende do ponto de vista em que se coloque o autor (ou o leitor, o que relativiza ainda mais a questão). Transcrevo o que dizem a respeito Otto Maria Carpeaux e Sebastião Uchoa Leite, no verbete "erotismo" da Enciclopédia Mirador Internacional:
"A pornografia não provoca, em geral, questões de crítica literária; há, até, quem duvide se esses produtos pertencem à literatura em qualquer sentido da palavra. Essa dúvida atinge sobretudo as obras pornográficas que foram escritas com o único fim de estimular sensações sexuais. Mas em muitos casos a confecção de obras pornográficas serve para satisfazer os estímulos irrealizáveis dos próprios autores; trata-se, nesses casos, de fantasias de regressão infantil, de sonhos de poder sobre órgãos genitais alheios, que são o único tópico da pornografia ("pornotopia"). A exclusão de todos os outros motivos e a redução dos personagens a seus órgãos genitais são traços característicos da pornografia e indícios de que não se trata acaso de literatura propriamente dita."
Pornográfica é a obra em que se objetualiza o ser humano como pasto de paixões, reduzido o amor à bestialidade, isto é, à exacerbação e cega satisfação do instinto. E diria que a pornografia está para o erotismo assim como a prostituição está para o amor.
Não me lembra que escritor se perguntava, com real ou ficta perplexidade, por que não se dignavam os poetas de cantar os prazeres do paladar, como cantam os do amor. Sim, por que não merecerem algumas notas líricas as delícias do tutu com torresmo, o êxtase da feijoada completa, a ingenuidade da salada vegetal, os mistérios espirituais dos álcoois? (Estes até que não podem se queixar ... )
Poesia é transcendência. Por isto não canta o poeta o bom prato, a não ser no poema satírico. Por isto, ao cantar o amor, se não lhe despreza as materialidades, procura colher-lhe a volátil essência; nem é verdadeiramente poesia, senão torpe simulacro, essa, pseudo-erótica, incapaz de ultrapassar o descritivismo no âmbito da física sexual.
Uma e outra coisa existem e são necessárias. Só que não são, em si mesmas, objeto de poesia, como não o é o econômico, o técnico em geral. E, forçadas a um papel mais alto que o que lhes compete, tornam-se grotescas, ou obscenas.
Mas, esperem aí! — somos corpo e espírito, espírito e corpo. Quando sugiro espiritualização, não me entendam mal, não estou recusando o corpóreo. Nem me esqueço de que a poesia erótica ocidental tem raiz em seu livro sagrado — na Bíblia, no Velho Testamento, no Cântico dos Cânticos de Salomão. E como, nos seus cantares, se refere o rei poeta aos dotes da Sulamita? Em termos como estes, cuja sensualidade não elide a pureza:
"Quão belos são os teus pés
nas sandálias que trazes, ó filha de príncipe!
As colunas das tuas pernas são como anéis trabalhados por
mãos de artista.
o teu umbigo é uma taça arredondada,
que nunca está desprovida de vinho.
O teu ventre é como um monte de trigo
cercado de lírios.
Os teus dois seios são como dois filhinhos
gêmeos duma gazela.
O teu pescoço é como uma torre de marfim.
Os teus olhos são como as piscinas de Hesebon,
que estão situadas junto da porta de Bat-Rabim.
O teu nariz é como a torre do Líbano,
que olha para Damasco.
A tua cabeça levanta-se como o monte Carmelo;
os cabelos da tua cabeça são como a púrpura
um rei ficou preso às suas madeixas.
Quão formosa e encantadora és,
meu amor, minhas delícias!
A tua figura é semelhante a uma palmeira.
Eu disse. Subirei à palmeira,
e colherei os seus frutos.
Os teus seios serão, para mim, como cachos de uvas,
e o perfume da tua boca como o das maçãs."
Feito o intróito, cuja extensão espero me seja perdoada, passemos aos verdadeiros falantes desta jornada.
Álvares de Azevedo, um dos "gênios adolescentes" do nosso Romantismo, em cuja época se praticou pela primeira vez uma poesia caracterizadamente brasileira, morreu aos vinte anos, "sem na vida ter sentido nunca" — conforme se queixava no poema "Idéias Íntimas" — "na suave atração de um róseo corpo" os "olhos turvos se fechar de gozo". Não obstante, ou talvez por isso mesmo, sua lírica amorosa revela, no dizer de Antônio Soares Amora, erotismo tão explícito corno nunca antes, entre nós. É, pois, merecedor das honras da abertura. Leiam-se as estrofes iniciais de "Seio de Virgem":
"0 qu
De Eros, representaçao do Amor entre os gregos, desde o século VI a.C. cultuado principalmente como o deus da Paixão, vem erotismo. Significa paixão amorosa — o amor, não tanto no seu lado "cavalheiresco", platônico, dominante na poesia trovadoresca, por exemplo, mas antes no seu aspecto físico, sexual. A maior ou menor franqueza com que se pode, sem escândalo, falar do amor erótico, em literatura, varia de civilização para civilização; assim, obras que têm, em determinado país e tempo, serena posição nas letras, alhures ou em outra época poderão ser consideradas pornográficas. É como sói ser encarado no Ocidente o Kama-Sutra, antigo manual hindu de técnicas sexuais.
Mesmo em relação a obras da nossa cultura e do nosso tempo, é muita vez difícil a distinção entre arte e pornografia; e é verdade que a mesma obra pode agasalhar, lado a lado, ou misturados, imbricados, traços artísticos e traços pornográficos. Há de haver, sem embargo, meios ao alcance do leitor — e falo em leitor porque nos estamos cingindo à literatura, mais especificamente à poesia — para essa distinção. Tentando estabelecê-los, recorro a um breve discurso paralelo acerca do que chamo "a psicologia do palavrão".
Que vem a ser isto, um palavrão? Uma "palavra obscena ou grosseira", diz Mestre Aurélio, no seu dicionário. Mas, se temos duas palavras significando a mesma coisa, como, por que se há de associar a uma delas conotação de obscenidade, ou grosseria, e não à outra?
O que determina essa carga negativa, ou positiva, ou neutra, das palavras é a intenção. Deste modo, tem a língua, para significar os órgãos sexuais, palavras de uso restrito a meios técnicos ou científicos, e que podem ser fora daí empregadas sem susto, por serem meramente denotativas, eticamente neutras; palavras de uso familiar, carregadas de variável gama afetiva, que podemos dizer portadoras de conotação positiva; e palavras de baixo calão, que, além do significado, basicamente igual ao de suas irmãs retromencionadas, imantam-se de uma intenção negativa — de depreciação, achincalhe, deboche. Normalmente, estas últimas têm curso no escuso dos becos, em esconsos quartos ou frias salas, em meios onde os homens, vítimas da própria miséria, passam a ser uns para os outros não mais que objetos de egoístico prazer, ou sujo lucro. Por isto, não é necessariamente fruto de condenável preconceito a recusa de trânsito em níveis mais altos a certas palavras forjadas ou em curso naqueles meios; pois o que se recusa, ou deve recusar, nelas é a intenção que visa a diminuir o destinatário e que avilta o emitente. (Conseqüentemente, as palavras podem mudar de categoria, subir ou descer, degradar-se ou reabilitar-se, conforme o uso social que se lhes dê; e pode a mesma palavra pertencer a opostas categorias, em meios diversos.)
De modo semelhante, a qualificação de erótica ou pornográfica a obra literária depende do ponto de vista em que se coloque o autor (ou o leitor, o que relativiza ainda mais a questão). Transcrevo o que dizem a respeito Otto Maria Carpeaux e Sebastião Uchoa Leite, no verbete "erotismo" da Enciclopédia Mirador Internacional:
"A pornografia não provoca, em geral, questões de crítica literária; há, até, quem duvide se esses produtos pertencem à literatura em qualquer sentido da palavra. Essa dúvida atinge sobretudo as obras pornográficas que foram escritas com o único fim de estimular sensações sexuais. Mas em muitos casos a confecção de obras pornográficas serve para satisfazer os estímulos irrealizáveis dos próprios autores; trata-se, nesses casos, de fantasias de regressão infantil, de sonhos de poder sobre órgãos genitais alheios, que são o único tópico da pornografia ("pornotopia"). A exclusão de todos os outros motivos e a redução dos personagens a seus órgãos genitais são traços característicos da pornografia e indícios de que não se trata acaso de literatura propriamente dita."
Pornográfica é a obra em que se objetualiza o ser humano como pasto de paixões, reduzido o amor à bestialidade, isto é, à exacerbação e cega satisfação do instinto. E diria que a pornografia está para o erotismo assim como a prostituição está para o amor.
Não me lembra que escritor se perguntava, com real ou ficta perplexidade, por que não se dignavam os poetas de cantar os prazeres do paladar, como cantam os do amor. Sim, por que não merecerem algumas notas líricas as delícias do tutu com torresmo, o êxtase da feijoada completa, a ingenuidade da salada vegetal, os mistérios espirituais dos álcoois? (Estes até que não podem se queixar ... )
Poesia é transcendência. Por isto não canta o poeta o bom prato, a não ser no poema satírico. Por isto, ao cantar o amor, se não lhe despreza as materialidades, procura colher-lhe a volátil essência; nem é verdadeiramente poesia, senão torpe simulacro, essa, pseudo-erótica, incapaz de ultrapassar o descritivismo no âmbito da física sexual.
Uma e outra coisa existem e são necessárias. Só que não são, em si mesmas, objeto de poesia, como não o é o econômico, o técnico em geral. E, forçadas a um papel mais alto que o que lhes compete, tornam-se grotescas, ou obscenas.
Mas, esperem aí! — somos corpo e espírito, espírito e corpo. Quando sugiro espiritualização, não me entendam mal, não estou recusando o corpóreo. Nem me esqueço de que a poesia erótica ocidental tem raiz em seu livro sagrado — na Bíblia, no Velho Testamento, no Cântico dos Cânticos de Salomão. E como, nos seus cantares, se refere o rei poeta aos dotes da Sulamita? Em termos como estes, cuja sensualidade não elide a pureza:
"Quão belos são os teus pés
nas sandálias que trazes, ó filha de príncipe!
As colunas das tuas pernas são como anéis trabalhados por
mãos de artista.
o teu umbigo é uma taça arredondada,
que nunca está desprovida de vinho.
O teu ventre é como um monte de trigo
cercado de lírios.
Os teus dois seios são como dois filhinhos
gêmeos duma gazela.
O teu pescoço é como uma torre de marfim.
Os teus olhos são como as piscinas de Hesebon,
que estão situadas junto da porta de Bat-Rabim.
O teu nariz é como a torre do Líbano,
que olha para Damasco.
A tua cabeça levanta-se como o monte Carmelo;
os cabelos da tua cabeça são como a púrpura
um rei ficou preso às suas madeixas.
Quão formosa e encantadora és,
meu amor, minhas delícias!
A tua figura é semelhante a uma palmeira.
Eu disse. Subirei à palmeira,
e colherei os seus frutos.
Os teus seios serão, para mim, como cachos de uvas,
e o perfume da tua boca como o das maçãs."
Feito o intróito, cuja extensão espero me seja perdoada, passemos aos verdadeiros falantes desta jornada.
Álvares de Azevedo, um dos "gênios adolescentes" do nosso Romantismo, em cuja época se praticou pela primeira vez uma poesia caracterizadamente brasileira, morreu aos vinte anos, "sem na vida ter sentido nunca" — conforme se queixava no poema "Idéias Íntimas" — "na suave atração de um róseo corpo" os "olhos turvos se fechar de gozo". Não obstante, ou talvez por isso mesmo, sua lírica amorosa revela, no dizer de Antônio Soares Amora, erotismo tão explícito corno nunca antes, entre nós. É, pois, merecedor das honras da abertura. Leiam-se as estrofes iniciais de "Seio de Virgem":
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