Ballade de la campagne-exil
Les paysans m’appellent par mon nom sur les routes,
comme ils reconnaissent une alouette d’une grive
mais ils connaissent mieux les noms des gibiers que le mien car
mon nom est Douleur.
Si ce que j’aime s’appesantit sur ma blessure, il la gêne,
s’il ne s’appesantit que sur l’été, c’est la plaine qui souffre.
Qui nourrira mon amour et l’été si ce n’est cette douleur,
puisque mon amour et l’été ne peuvent plus se nourrir de joie.
Le cygne s’en va dans le sens des branches
et les muses nues me prennent les bras;
le cheval ailé comprend ma souffrance
et les fleurs des prés s’écartent de moi.
comme ils reconnaissent une alouette d’une grive
mais ils connaissent mieux les noms des gibiers que le mien car
mon nom est Douleur.
Si ce que j’aime s’appesantit sur ma blessure, il la gêne,
s’il ne s’appesantit que sur l’été, c’est la plaine qui souffre.
Qui nourrira mon amour et l’été si ce n’est cette douleur,
puisque mon amour et l’été ne peuvent plus se nourrir de joie.
Le cygne s’en va dans le sens des branches
et les muses nues me prennent les bras;
le cheval ailé comprend ma souffrance
et les fleurs des prés s’écartent de moi.