L’ombre m’atteint, mon jour terrestre diminue
L’ombre m’atteint, mon jour terrestre diminue.
Le passé est passé et l’avenir n’est plus.
Adieu, enfant ! Adieu, jeune homme que je fus !
La main pauvre est sur moi et voici l’heure nue !
J’ai vécu. Le bruit des hommes m’’est étranger.
Tout est fini ; je suis tout seul ; j’attends, je veille.
Je n’ai plus avec moi que ta lueur vermeille,
Lampe ! Je suis assis comme un homme jugé.
Longs furent mon ennui et ma sollicitude !
Long l’exil ! Longue fut la route jusqu’ici.
Le terme est mien, je vois cela que j’ai choisi,
Ferme dans ma faiblesse et dans ma lassitude.
Maintenant j’ai fini de parler ; seul, captif,
Comme un mouton vendu aux mains de qui l’emmène,
J’écoute seulement, j’attends, tout prêt, que vienne
L’heure dernière avec l’instant définitif.
Le passé est passé et l’avenir n’est plus.
Adieu, enfant ! Adieu, jeune homme que je fus !
La main pauvre est sur moi et voici l’heure nue !
J’ai vécu. Le bruit des hommes m’’est étranger.
Tout est fini ; je suis tout seul ; j’attends, je veille.
Je n’ai plus avec moi que ta lueur vermeille,
Lampe ! Je suis assis comme un homme jugé.
Longs furent mon ennui et ma sollicitude !
Long l’exil ! Longue fut la route jusqu’ici.
Le terme est mien, je vois cela que j’ai choisi,
Ferme dans ma faiblesse et dans ma lassitude.
Maintenant j’ai fini de parler ; seul, captif,
Comme un mouton vendu aux mains de qui l’emmène,
J’écoute seulement, j’attends, tout prêt, que vienne
L’heure dernière avec l’instant définitif.