(Souvenir de ce retour.)

Ne dis point que le ciel est bleu ! Il est quatre heures.
Point d’air, point de soleil ; le ciel est blanc et bleu.
— Ne dis point que je suis ici ! — Un enfant pleure.
Je sens l’odeur des fleurs une par une. Il pleut.

Donc, c’est cela le monde et c’est cela la vie !
C’était cela, la Mer ! Et le reste est ceci.
Passé, présent, tout est comme en photographie.
Ô le hasard, 6 l’amertume d’être ici !

Est-ce toi mon âme ? Écoute. Dis : Je suis seule.
— Et puis encor ? L’ennui ! L’ombre qui fait son tour.
— Et puis ? — La paix. Plus rien. La paix. Dis : Je suis seule.
— Amour. — Ne dis point amour. Ne dis point amour !

Amour ! Parce que je suis grandement malade !
Amour ! Dis : Je suis seule. Ne dis point amour !
Hier ! Demain ! La chose à faire ! tout est fade !
Il me dure et de moi, et de vivre et du jour !
J’aime ! — Et puis ? — J’aime ! Et qui ? — Je n’aime rien, chut ! —

Jaime ! — Tout le monde est rentré, voici le soir.
La lampe se rallume et ce lieu est le même.
— Que la mer était triste et que le ciel est noir !
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