L’enorme nom du péché, apostéme
L’enorme nom du péché, apostéme
Le nierez-vous, sur quoi grandit le coeur de "homme,
Plus purulent par les mains inertes des machines
O pleurs! se précipite sur nos têtes
Et comme il est juste aprés que tous les ages
N’ont pas su conquérir l’agneau promis du ciel
L’énorme nom meuttrier et sans verbe
Tombe du ciel! ou tombe le sang du ciel lui-même.
Erreur, apparaissant sur l’automne funèbre
L’échéance des cris des fautes et des crimes
L’œuvre de l’anté-Christ
Le prix des manœuvres des fourberies d’or
Neuves férocités et lichetés anciennes.
Et notre terre prend sa face de Croisé
Pour se battre ainsi que nous l’avons voulue
Sous un ciel de septembre immobile et trés pur
Mais le ciel croule dans le hasard: sauve qui peut
Son corps, et grandit son àme, qui peut.
Tube de feu qui jettes notre entraille aux pierres
Légion! tourbillonne au milieu des drapeaux
Occupe l’air et cherche habitation profonde
Où la bête se dérobe: mais malheur
Au Démon qui ouvrit les chemins de ce sang
Sur les millions de maisons et de chambres
Où s’endormait cheveux mélangés notre amour
Malheur
A la casquette noire a l’œil ensanglanté
A la bouche d’écume
Du Satan de Berlin lui qui fut désigné
Par Dieu pour écraser la coupable innocence
Et mourir écrasé
Sous la lance de l’archange au cœur lointain.
La robe de lin frais qui est celle de France
Se gagnera dans l’horreur des journées
C’est la foule jetée muette dans les flammes
Vêtue de trompés nue de quartier en quartier
Flot des creux et des murs
Sous la chute des statues d’éternité;
Et les vierges de pierre éclatent en extase
Les grands toits rouges éloignant tout le secours
La lettre bienheureuse inscrite sur le sein
De lair incendié;
Les yeux se ferment dans un simple et seul recours à Dieu
Quand d’autres hurlent l’imprécation et la colère
Celui qui fit dix pas indemne, au onziéme pas
Disparaît sous l’effort tenace de la gloire
Et les hauts drapeaux durent encor mais l’art
A dit adieu dans les chevelures des bien-aimées.
O qui as-tu perdu? ton trésor ou tes pierres
La caverne de l’aine amoureuse ou tes chants
Ton àme ton angoisse au milieu des voitures
Quand le soleil dorait la ville, ton espérance
La faute mélangeant enfance et confiance
Ou ton amour de Dieu? Et qui as-tu perdu
Passant qui prends mesure de ta croix
Sur le trottoir ô sans connaissance étendu
O messager de modeste nouvelle
Qu’as-tu perdu? Un univers de la mémoire
Tout ton sang tout ton miroir et tout ton corps
Et la faveur pour toute l’àme de ta mort.
Mais tu n’as pas perdu. Les anges de la guerre
Les exterminateurs! ont mesuré ta face
Mourante et animale auprès du flanc des tours
Dans les rues balayées par l’éventail de pierre;
La muette acceptation de l’homme pur
Elle a rempli leur coupe
Comme ils l’avaient vidée de crachats et de bombes;
Tout le désastre issu du ciel
Il a produit l’aurore des tués
Et l’innocence inoubliable des corps couchés,
Rien n’est perdu: ni de la terre ni des ors
Ni du ciel, ni de la justice, ni des morts.
L’aurore en robe verte inspirée du poète
Qui gagne sur les ponts de la ville de gloire
Entre les tourbillons des derniers incendies
C’est ton àme trés nue vivante jusqu’au noir
Et tu sais tout; que tu traverses les furies
Que tu traverses les airs froids et la poussière
Que tu traverses — jusqu’a l’Eternel troublé!
Car Dieu dur saisit enfin son œuvre de gloire
Comme il veut, renversant des coupés plus incendiaires !
Inconnu, sois heureux
Sois heureux passager de l’horreur de la ville
Et son ciel, passager du profond de la terre
Et bientét avec l’ensanglanté prophète
Tu te tiendras sur le sable de la mer.
Le nierez-vous, sur quoi grandit le coeur de "homme,
Plus purulent par les mains inertes des machines
O pleurs! se précipite sur nos têtes
Et comme il est juste aprés que tous les ages
N’ont pas su conquérir l’agneau promis du ciel
L’énorme nom meuttrier et sans verbe
Tombe du ciel! ou tombe le sang du ciel lui-même.
Erreur, apparaissant sur l’automne funèbre
L’échéance des cris des fautes et des crimes
L’œuvre de l’anté-Christ
Le prix des manœuvres des fourberies d’or
Neuves férocités et lichetés anciennes.
Et notre terre prend sa face de Croisé
Pour se battre ainsi que nous l’avons voulue
Sous un ciel de septembre immobile et trés pur
Mais le ciel croule dans le hasard: sauve qui peut
Son corps, et grandit son àme, qui peut.
Tube de feu qui jettes notre entraille aux pierres
Légion! tourbillonne au milieu des drapeaux
Occupe l’air et cherche habitation profonde
Où la bête se dérobe: mais malheur
Au Démon qui ouvrit les chemins de ce sang
Sur les millions de maisons et de chambres
Où s’endormait cheveux mélangés notre amour
Malheur
A la casquette noire a l’œil ensanglanté
A la bouche d’écume
Du Satan de Berlin lui qui fut désigné
Par Dieu pour écraser la coupable innocence
Et mourir écrasé
Sous la lance de l’archange au cœur lointain.
La robe de lin frais qui est celle de France
Se gagnera dans l’horreur des journées
C’est la foule jetée muette dans les flammes
Vêtue de trompés nue de quartier en quartier
Flot des creux et des murs
Sous la chute des statues d’éternité;
Et les vierges de pierre éclatent en extase
Les grands toits rouges éloignant tout le secours
La lettre bienheureuse inscrite sur le sein
De lair incendié;
Les yeux se ferment dans un simple et seul recours à Dieu
Quand d’autres hurlent l’imprécation et la colère
Celui qui fit dix pas indemne, au onziéme pas
Disparaît sous l’effort tenace de la gloire
Et les hauts drapeaux durent encor mais l’art
A dit adieu dans les chevelures des bien-aimées.
O qui as-tu perdu? ton trésor ou tes pierres
La caverne de l’aine amoureuse ou tes chants
Ton àme ton angoisse au milieu des voitures
Quand le soleil dorait la ville, ton espérance
La faute mélangeant enfance et confiance
Ou ton amour de Dieu? Et qui as-tu perdu
Passant qui prends mesure de ta croix
Sur le trottoir ô sans connaissance étendu
O messager de modeste nouvelle
Qu’as-tu perdu? Un univers de la mémoire
Tout ton sang tout ton miroir et tout ton corps
Et la faveur pour toute l’àme de ta mort.
Mais tu n’as pas perdu. Les anges de la guerre
Les exterminateurs! ont mesuré ta face
Mourante et animale auprès du flanc des tours
Dans les rues balayées par l’éventail de pierre;
La muette acceptation de l’homme pur
Elle a rempli leur coupe
Comme ils l’avaient vidée de crachats et de bombes;
Tout le désastre issu du ciel
Il a produit l’aurore des tués
Et l’innocence inoubliable des corps couchés,
Rien n’est perdu: ni de la terre ni des ors
Ni du ciel, ni de la justice, ni des morts.
L’aurore en robe verte inspirée du poète
Qui gagne sur les ponts de la ville de gloire
Entre les tourbillons des derniers incendies
C’est ton àme trés nue vivante jusqu’au noir
Et tu sais tout; que tu traverses les furies
Que tu traverses les airs froids et la poussière
Que tu traverses — jusqu’a l’Eternel troublé!
Car Dieu dur saisit enfin son œuvre de gloire
Comme il veut, renversant des coupés plus incendiaires !
Inconnu, sois heureux
Sois heureux passager de l’horreur de la ville
Et son ciel, passager du profond de la terre
Et bientét avec l’ensanglanté prophète
Tu te tiendras sur le sable de la mer.