O les glauques tentations
Au milieu des ombres mentales,
Avec leurs flammes végétales
Et leurs éjaculations

Obscures de tiges obscures,
Dans le clair de lune du mal,
Eployant l’ombrage automnal
De leurs luxurieux augures!

Elles ont tristement couvert,
Sous leurs muqueuses enlacées
Et leurs fièvres réalisées,
La lune de leur givre vert.

Et leur croissance sacrilège,
Entr’ouvrant ses désirs secrets,
Est morne comme les regrets
Des malades sur de la neige.

Sous les ténèbres de leur deuil,
Je vois s’emmêler les blessures
Des glaives bleus de mes luxures
Dans les chairs rouges de l’orgueil.

Seigneur, les rêves de la terre
Mourront-ils enfin dans mon coeur!
Laissez votre gloire, Seigneur,
Eclairer la mauvaise serre,

Et l’oubli vainement cherché!
Les feuilles mortes de leurs fièvres,
Les étoiles entre leurs lèvres,
Et les entrailles du péché!
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