Quatrieme concert sur terre ou concert de fiellouze

I

Annie, tu es tant mon amour
Que ma vieille voix imprécise
Se repent d’avoir murmuré
Un pareil mot avant ce jour,
Car c’est le seul qui te trahisse.
Je n’en ai jamais décoré
Une autre bouche féminine,
Je lai gardé vierge et si clair
Pour ta seule àme, pour tes yeux,
Avec son filet de lumière
Quw’il tient de la grace divine,
Comme il est le seul mot pour Dieu...

II

Je n’ai rien connu avant toi
Ou je puisse me reposer,
Sinon les choses d’espérances ;
Je ne pouvais sortir de moi...
Ne t’effraie pas, si je m’étonne
De ton amour, de ta présence :
Je suis créé pour m’étonner...
J’ai tant cru devoir m’en aller,
N’étant amoureux de personne
Et sans étre vraiment aimé...

LES CONCERTS SUR TERRE.
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