Comme dedans un bois enrichy de fueillage,
D'herbes, d’eaux et de fleurs, et tout couvert d’ombrage,
Se branchent les oyseaux esmaillez de couleurs,
Soupirans doucement leurs plaisantes douleurs ;
Comme on voit dans un pré les fleurettes nouvelles
Monstrer comme à l’envy leurs beautez naturelles,
Ainsi dedans un cœur hautain et genereux
Se repairent tousjours les désirs amoureux,
Les douces passions, les delectables peines,
Et les cheres langueurs dont les amours sont pleines,
Qui ne doivent jamais un amant retenir,
Veu qu’un grand bien ne peut sans travail s’obtenir.
. . . . . .
D'herbes, d’eaux et de fleurs, et tout couvert d’ombrage,
Se branchent les oyseaux esmaillez de couleurs,
Soupirans doucement leurs plaisantes douleurs ;
Comme on voit dans un pré les fleurettes nouvelles
Monstrer comme à l’envy leurs beautez naturelles,
Ainsi dedans un cœur hautain et genereux
Se repairent tousjours les désirs amoureux,
Les douces passions, les delectables peines,
Et les cheres langueurs dont les amours sont pleines,
Qui ne doivent jamais un amant retenir,
Veu qu’un grand bien ne peut sans travail s’obtenir.
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