Vers de Charité à Sincero
Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensées la porte.
Je désire de voir si l’amour de son trait
Vous engrave aussi bien dans le cœur mon portrait,
Comme votre beau vers à mes yeux le rapporte.
Je ne veux pas pourtant que hors de vous il sorte,
Ni que par la faveur d’un gracieux attrait
Votre cœur soit jamais d’avec le mien distrait
Pour brûler d’une flamme ou plus douce ou plus forte.
Ouvrez donc s’il vous plaît : Ah ! mon Dieu, je me vois !
Ah ! mon Dieu, que de bien, que d’honneur je reçois !
Après que vous m’avez par mille vers chantée,
Je me vois dans vos yeux et dedans vos écrits,
Et dedans votre cœur, et dedans vos esprits,
Par la Muse, et l’amour, si bien représentée.
Je désire de voir si l’amour de son trait
Vous engrave aussi bien dans le cœur mon portrait,
Comme votre beau vers à mes yeux le rapporte.
Je ne veux pas pourtant que hors de vous il sorte,
Ni que par la faveur d’un gracieux attrait
Votre cœur soit jamais d’avec le mien distrait
Pour brûler d’une flamme ou plus douce ou plus forte.
Ouvrez donc s’il vous plaît : Ah ! mon Dieu, je me vois !
Ah ! mon Dieu, que de bien, que d’honneur je reçois !
Après que vous m’avez par mille vers chantée,
Je me vois dans vos yeux et dedans vos écrits,
Et dedans votre cœur, et dedans vos esprits,
Par la Muse, et l’amour, si bien représentée.
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