Je m’endormirai volontiers jeune femme...

Je m’endormirai volontiers jeune femme
N’éblouissez pas l’oiseau qui me regarde
Les couleurs naissent dans les sommeils
Cette semaine les fleurs sont irrespirables
Et c’est un effort vers ta bouche que je perds.
Maintenant que je suis a l’état limpide de pierre
Hors des saisons comme une essence
La bouche mal gardée comme la grille de la route
La nuit jette nos lampes dans les arbres.

LES POESIES, Poésies I. 1938.
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