Sur le trottoir tout gras…
Sur le trottoir tout gras de bouges aux carreaux brouillés, des filles qui semblent de garde contre un terrible mur de réclames se signent lorsqu’il fait des éclairs. Quelqu’un d’invisible siffle et se hâte…
La bande éclatante d’un bar à musique éclaire des spectres qui attendent…
L’ennui s’endort dans ses palais qui soufflent leur haleine chaude…
Des pensées incomprises, des amours pauvres et des idylles depuis longtemps en marche frôlent les boutiques fermées et sombres…
Du côté des remparts souffre une seule lumière…
Une ruelle délaissée dans les terrains vagues reste obscure
Où l’amour blessé chante et se traîne
Et regarde de toutes ses forces l’image déchirée du soir…
Sous des hangars, de puissants moteurs font de grands gestes sur les murs. Des hommes obscurs allument leur fête derrière la baie vitrée qui tremble…
Une branche de canal fuit sous les lampes. Les arcs voltaïques y bercent par instants de grêles escaliers d’argent… L’arche d’un pont semble monter comme une trombe… L’écluse embouche, par ses hautes portes grinçantes et criblées de blessures, les longs clairons de l’eau stridente. Elle tord et cambre au vent sa crinière…
J’aime entendre encore longtemps sa grande chanson crevée et fraîche…
La bande éclatante d’un bar à musique éclaire des spectres qui attendent…
L’ennui s’endort dans ses palais qui soufflent leur haleine chaude…
Des pensées incomprises, des amours pauvres et des idylles depuis longtemps en marche frôlent les boutiques fermées et sombres…
Du côté des remparts souffre une seule lumière…
Une ruelle délaissée dans les terrains vagues reste obscure
Où l’amour blessé chante et se traîne
Et regarde de toutes ses forces l’image déchirée du soir…
Sous des hangars, de puissants moteurs font de grands gestes sur les murs. Des hommes obscurs allument leur fête derrière la baie vitrée qui tremble…
Une branche de canal fuit sous les lampes. Les arcs voltaïques y bercent par instants de grêles escaliers d’argent… L’arche d’un pont semble monter comme une trombe… L’écluse embouche, par ses hautes portes grinçantes et criblées de blessures, les longs clairons de l’eau stridente. Elle tord et cambre au vent sa crinière…
J’aime entendre encore longtemps sa grande chanson crevée et fraîche…
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