Chant sur la naissance de jean fils de l’auteur
Petit enfant, peux-tu le bien venu
Estre sur terre, où tu n’apportes rien ?
Mais où tu viens comme un petit ver nu ?
Tu n’as ni drap, ni linge qui soit tien,
Or, ni argent, ni aucun bien terrien :
A père et mère apportes seulement
Peine et souci ; et voilà tout ton bien.
Petit enfant, tu viens bien pauvrement !
De ton honneur ne veuil plus estre chiche,
Petit enfant de grand bien puissant,
Tu viens au monde aussi grand, aussi riche,
Comme le roi, et aussi florissant.
Ton héritage est le ciel splendissant ;
Tes serviteurs sont les anges sans vice ;
Ton trésorier, c’est le Dieu tout puissant ;
Grâce divine est ta mère nourrice.
Estre sur terre, où tu n’apportes rien ?
Mais où tu viens comme un petit ver nu ?
Tu n’as ni drap, ni linge qui soit tien,
Or, ni argent, ni aucun bien terrien :
A père et mère apportes seulement
Peine et souci ; et voilà tout ton bien.
Petit enfant, tu viens bien pauvrement !
De ton honneur ne veuil plus estre chiche,
Petit enfant de grand bien puissant,
Tu viens au monde aussi grand, aussi riche,
Comme le roi, et aussi florissant.
Ton héritage est le ciel splendissant ;
Tes serviteurs sont les anges sans vice ;
Ton trésorier, c’est le Dieu tout puissant ;
Grâce divine est ta mère nourrice.