Le feu devers le Ciel…
Le feu devers le Ciel s’élève incessamment,
Les eaux courent au sein de la mer poissonière,
Et sans fin dessus nous la Lune avec son frère
Reversent l’eau qu’ils ont tirée subtilement.
Les arbres qui de terre ont leur accroissement
Par le temps ou par feu retournent en poussière :
Et même ce grand Tout fait d’un rien seulement
Ne sera plus qu’un rien en son heure dernière.
Enfin tout ici-bas retourne d’où il vient,
Et par ce seul retour le monde s’entretient :
C’est donc avec raison, ma cruelle Uranie,
Tes yeux ayant causé mes ardeurs peu à peu,
Que mes vers provenus des ardeurs de mon feu
Retournent à tes yeux, dont ils ont pris la vie.
Les eaux courent au sein de la mer poissonière,
Et sans fin dessus nous la Lune avec son frère
Reversent l’eau qu’ils ont tirée subtilement.
Les arbres qui de terre ont leur accroissement
Par le temps ou par feu retournent en poussière :
Et même ce grand Tout fait d’un rien seulement
Ne sera plus qu’un rien en son heure dernière.
Enfin tout ici-bas retourne d’où il vient,
Et par ce seul retour le monde s’entretient :
C’est donc avec raison, ma cruelle Uranie,
Tes yeux ayant causé mes ardeurs peu à peu,
Que mes vers provenus des ardeurs de mon feu
Retournent à tes yeux, dont ils ont pris la vie.