Gabrielle de Coignard

Gabrielle de Coignard

1550–1586 · a vécu 36 ans FR FR

n. 1550, Toulouse · m. 1586

Obscure nuit…

Obscure nuit, laisse ton noir manteau,
Va réveiller la gracieuse aurore,
Chasse bien loin le soin qui me dévore,
Et le discours qui trouble mon cerveau.

Voici le jour gracieux, clair et beau,
Et le soleil qui la terre décore,
Et je n’ai point fermé les yeux encore,
Qui font nager ma couche toute en eau.

Ombreuse nuit, paisible et sommeillante,
Qui sais les pleurs de l’âme travaillante
J’ai ma douleur cachée dans ton sein,

Ne voulant point que le monde le sache,
Mais toutefois je te prie sans relâche,
De l’apporter aux pieds du Souverain.
Lire le poème complet

Poèmes

1

Obscure nuit…

Obscure nuit, laisse ton noir manteau,
Va réveiller la gracieuse aurore,
Chasse bien loin le soin qui me dévore,
Et le discours qui trouble mon cerveau.

Voici le jour gracieux, clair et beau,
Et le soleil qui la terre décore,
Et je n’ai point fermé les yeux encore,
Qui font nager ma couche toute en eau.

Ombreuse nuit, paisible et sommeillante,
Qui sais les pleurs de l’âme travaillante
J’ai ma douleur cachée dans ton sein,

Ne voulant point que le monde le sache,
Mais toutefois je te prie sans relâche,
De l’apporter aux pieds du Souverain.

Livres

1

Commentaires (0)

Partager
Se connecter pour publier un commentaire.

Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.