Garsende de Sabran

Garsende de Sabran

1170–1242 · a vécu 72 ans FR FR

n. 1170, Provença · m. 1242, La Celle

Vous qui me paraissez…

Vous qui me paraissez (du nombre) des sincères amants,
Ah ! Je voudrais que vous ne fussiez si timide.
Je me réjouis que l’amour vous captive,
Car moi-même je souffre pareillement à cause de vous.
Vous recevez dommage de votre timidité,
Quand vous n’osez vous enhardir jusqu’à la prière ;
Et vous faites grand mal et à vous et à moi ;
(D’autant) que jamais une femme n’ose découvrir
Tout ce qu’elle désire, par crainte de faillir.
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Poèmes

1

Vous qui me paraissez…

Vous qui me paraissez (du nombre) des sincères amants,
Ah ! Je voudrais que vous ne fussiez si timide.
Je me réjouis que l’amour vous captive,
Car moi-même je souffre pareillement à cause de vous.
Vous recevez dommage de votre timidité,
Quand vous n’osez vous enhardir jusqu’à la prière ;
Et vous faites grand mal et à vous et à moi ;
(D’autant) que jamais une femme n’ose découvrir
Tout ce qu’elle désire, par crainte de faillir.

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