Jean Amrouche

Jean Amrouche

1906–1962 · a vécu 56 ans DZ DZ

n. 1906-02-07, Ighil Ali · m. 1962-04-16, Paris

Bienheureux qui pourrait te suivre...

Bienheureux qui pourrait te suivre
O lune!
Il prendrait passage sur ton navire,

Il s’arrêterait prés du bien-aimé,
Et partagerait son déjeuner.

Bienheureux qui pourrait te suivre,
Etoile!
Il voguerait par le clair de lune,

Il s’arrêterait prés du bien-aimé,
Et prendrait avec lui son repas du soir.

CHANTS BERBERES DE KABYLIE, Chants du berceau, IL
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Poèmes

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Bienheureux qui pourrait te suivre...

Bienheureux qui pourrait te suivre
O lune!
Il prendrait passage sur ton navire,

Il s’arrêterait prés du bien-aimé,
Et partagerait son déjeuner.

Bienheureux qui pourrait te suivre,
Etoile!
Il voguerait par le clair de lune,

Il s’arrêterait prés du bien-aimé,
Et prendrait avec lui son repas du soir.

CHANTS BERBERES DE KABYLIE, Chants du berceau, IL

Connais-tu la nouvelle?...

a Germaine Chabrolin

Ma chère, connais-tu la nouvelle ?
Par Sidi Aich,
Par Sidi Aich,
Ton mari marchande une femme
Qui lui donnera un garçon,
Qui un garcgon lui donnera.

Celle qui vient sera la maitresse,
Et toi tu seras sa servante,
Et toi servante tu seras.

Et débrouille-toi!

CHANTS BERBERES DE KABYLIE, Chants & danser, XIT

La douleur martele mon cur...

La douleur martèle mon cœur
Qui tressaute ; il veut s’échapper
Vers une fille inentamée.

Ma mère devait la demander,
Ma mère, elle a tout gaché,
Me brisant les genoux d’un coup.

Je lui souhaite une maladie
Qui la fasse hurler de douleur,
Et que la mâle mort l’emporte.
Moi, avec art, je creuserai sa fosse.

CHANTS BERBERES DE KABYLIE, Chants satiriques
(Monomotapa, Tunis)

Le combat algerien

A homme le plus pauvre
à celui qui va demi-nu sous le soleil dans le vent
la pluie ou la neige
a celui qui depuis sa naissance n’a jamais eu le ventre plein
On ne peut cependant éter ni son nom
nila chanson de sa langue natale
ni ses souvenirs ni ses rêves
On ne peut l’arracher a sa patrie ni lui arracher sa patrie.

O cur fou, tu sonnes le vide’...

O cœur fou, tu sonnes le vide!
Loue le Seigneur s’il n’est trop tard.

(Il n’est pas d’autre Dieu qu’Allah.)

Rejoins l’antique tradition ;
Défie-toi des chemins nouveaux.

(Il n’est pas d’autre Dieu qu’Allah.)

Le monde visible est un leurre :
La mort est debout sur le seuil!

(Il n’est pas d’autre Dieu qu’Allah.)

CHANTS BERBÈRES DE KABYLIE, Chants des pèlerins, IT.

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