Du paresseux sommeil où tu gis endormie
Du paresseux sommeil où tu gis endormie
Desja par si long temps, ô France, éveille-toy,
Respire dédaigneuse, et tes offenses voy,
Ne sois point ton esclave et ta propre ennemie.
Reprends ta liberté, guéri ta maladie,
Et ton antique honneur, ô France, ramentoy :
Legere, désormais, sans bien sçavoir pourquoy,
Dans un sentier tortu ne donne à l’estourdie.
Si tu regardois bien les annales des rois,
Tu connoistrois avoir triomphé mille fois
De ceux qui veulent or amoindrir ta puissance.
Sans toy, qui contre toy despite ouvre le sein,
Ces ventres de harpie, ejunez par souffrance,
N’auroient jamais osé passer le Rhin germain.
Desja par si long temps, ô France, éveille-toy,
Respire dédaigneuse, et tes offenses voy,
Ne sois point ton esclave et ta propre ennemie.
Reprends ta liberté, guéri ta maladie,
Et ton antique honneur, ô France, ramentoy :
Legere, désormais, sans bien sçavoir pourquoy,
Dans un sentier tortu ne donne à l’estourdie.
Si tu regardois bien les annales des rois,
Tu connoistrois avoir triomphé mille fois
De ceux qui veulent or amoindrir ta puissance.
Sans toy, qui contre toy despite ouvre le sein,
Ces ventres de harpie, ejunez par souffrance,
N’auroient jamais osé passer le Rhin germain.