Liste des poèmes
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Le Mont des Oliviers
Alors il était nuit, et Jésus marchait seul,
Vêtu de blanc ainsi qu’un mort de son linceul:
Les disciples dormaient au pied de la colline.
Parmi les oliviers, qu’…
Le Repos
Une fois, par malheur, si vous avez pris terre,
Peut-être qu’un de vous, sur un lac solitaire,
Aura vu, comme moi, quelque cygne endormi,
Qui se laissait au vent …
Le vrai Dieu, le Dieu fort est le Dieu des idées
Le vrai Dieu, le Dieu fort est le Dieu des idées.
Sur nos fronts où le germe est jeté par le sort,
Répandons le Savoir en fécondes ondées ;
Puis, recueillant le f…
Moïse
… Et, debout devant Dieu, Moïse ayant pris place,
Dans le nuage obscur lui parlait face à face.
Il disait au Seigneur : « Ne finirai-je pas ?
Où voulez-vous…
Paris
— Prends ma main, Voyageur, et montons sur la Tour. —
Regarde tout en bas, et regarde à l’entour.
Regarde jusqu’au bout de l’horizon, regarde
Du nord au sud. Part…
Chanson du décervelage
Je fus pendant longtemps ouvrier ébéniste,
Dans la ru’ du Champ d’ Mars, d’ la paroiss’ de Toussaints.
Mon épouse exerçait la profession d’ modiste,
Et nous n’avi…
L’Homme à la hâche
D’après et pour P. Gauguin.
A l’horizon, par les brouillards,
Les tintamarres des hasards,
Vagues, nous armons nos démons
Dans l’entre-deux sournois des mont…
la peur
Roses de feu, blanches d’effroi,
Les trois Filles sur le mur froid
Regardent luire les grimoires ;
Et les spectres de leurs mémoires
Sont évoqués sur les par…
Le Bain du roi
Rampant d’argent sur champ de sinople, dragon
Fluide, au soleil la Vistule se boursoufle.
Or le roi de Pologne, ancien roi d’Aragon,
Se hâte vers son bain, très n…
Le dogme et le pontificat :
André BRETON (né en 1896)
« Changer la vie, oui, qui dit mieux ? je ne
vois pas que plus haut objectif se soit offert
à la poésie depuis Rimbaud et, même si…
Le homard et la boîte de corned-beef que portait le docteur Faustroll en sautoir
Fable
« Une boîte de corneed-beef, enchaînée comme une lorgnette,
« Vit passer un homard qui lui ressemblait fraternellement.
«Il se cuirassait d’une carapa…
Le miracle de saint-accroupi
Sur l’écran tout blanc du grand ciel tragique, les mille-pieds noirs des enterrements passent, tels les verres d’une monotone lanterne magique. La Famine sonne aux oreilles vide…
Le Sablier
Suspends ton cœur aux trois piliers,
Suspends ton cœur les bras liés,
Suspends ton cœur, ton cœur qui pleure
Et qui se vide au cours de l’heure
Dans son refl…
Ode à charles fourier
En ce temps-la je ne te connaissais que de vue
Je ne sais même plus comment tu es habillé
Dans le genre neutre sans doute on ne fait pas mieux
Mais on ne saurait …
Trois grenouilles...
Trois grenouilles passèrent le gué,
Ma mie Olaine,
Avec des aiguilles et un dé,
Du fil de laine.
C’est pour la robe du roi,
Ma mie Olaine,
Qu…
Végétal
Le vélin écrit rit et grimace, livide.
Les signes sont dansants et fous. Les uns, flambeaux,
Pétillent radieux dans une page vide.
D’autres en rangs pressés, acro…
Encore un printemps
Toutes les pensées, toutes les passions qui agitent le cœur
mortel sont les esclaves de l’amour.
La Chambre gothique
— «Oh! la terre, — murmurai-je à la nuit, — est un calice embaumé dont le pistil et les étamines sont la lune et les
Et les yeux lourds de sommeil, je fermai la fenêt…
Le Clair de lune
Réveillez-vous, gens qui dormez,
Et priez pour les trépassés.
Oh ! qu’il est doux, quand l’heure tremble au clocher, la nuit, de regarder la lune qui a le nez fa…
Complainte amoureuse
Oui, dès l’instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes !
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Ah ! fallait-il que …
Rimes riches à l’œil ou Question d’oreille
[…]
L’homme insulté qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l’homme à l’humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n’agis qu’…
À EI”
Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J’abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les he…
Bonaparte
Sur un écueil battu par la vague plaintive,
Le nautonier de loin voit blanchir sur la rive
Un tombeau près du bord par les flots déposé ;
Le temps n’a pas encor b…
Chant d’amour
. . . . . .
Aux bords d’un lac d’azur il est une colline
Dont le front verdoyant légèrement s’incline
Pour contempler les eaux ;
Le regard du soleil tout le …