Toi qui pâlis au nom de vancouver...

Toi qui pâlis au nom de Vancouver,
Tu n’as fait pourtant qu’un banal voyage ;
Tu n’as pas vu le grand perroquet vert,
La Croix du Sud ni le soleil sauvage.

Tu t’embarquas a bord de maint steamer, .
Nul sous-marin ne t’a voulu naufrage ;
Sans grand éclat tu servais sous Sturmer,
Pour déserter tu fus toujours trop sage.

Mais qu’il suffise à ton retour chagrin
D’avoir été le soldat pérégrin
Sur le trottoir des villes inconnues

Et, seul, un soir, dans un bar de Broadway,
D’avoir aimé les graces Greenaway
D’une Allemande aux mains savamment nues.
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