Enfants de septembre
Les bois étaient tout recouverts de brumes basses,
Déserts, gonflés de pluie et silencieux ;
Lontemps avait soufflé ce vent du nord où passent
Les Enfants Sauvages, fuyant vers d’autres cieux,
Par grands voiliers, le soir, et trés haut dans l’espace.
J’avais senti siffler leurs ailes dans la nuit,
Lorsqwils avaient baissé pour chercher les ravines
Ou tout le jour, peut-étre, ils resteront enfouis ;
Et cet appel inconsolé de sauvagine
Triste, sur les marais que les oiseaux ont fuis.
Aprés avoir surpris le dégel de ma chambre,
A laube, je gagnai la lisière des bois ;
Par une bonne lune de brouillard et d’ambre,
Je relevai la trace, incertaine parfois,
Sur le bord d’un layon, d’un Enfant de Septembre.
Les pas étaient légers et tendres, mais brouillés,
Ils se croisaient d’abord au milieu des ornières
Ou dans l’ombre, tranquille, il avait essayé
De boire, pour reprendre ces jeux solitaires
Trés tard, aprés le long crépuscule mouillé.
Et puis, ils se perdaient plus loin, parmi les hétres
Ow son pied ne marquait qu’a peine sur le sol ;
Je me suis dit : il va s’en retourner peut-étre
A l’aube, pour chercher ses compagnons de vol,
En tremblant de la peur qu’ils aient pu disparaître...
Déserts, gonflés de pluie et silencieux ;
Lontemps avait soufflé ce vent du nord où passent
Les Enfants Sauvages, fuyant vers d’autres cieux,
Par grands voiliers, le soir, et trés haut dans l’espace.
J’avais senti siffler leurs ailes dans la nuit,
Lorsqwils avaient baissé pour chercher les ravines
Ou tout le jour, peut-étre, ils resteront enfouis ;
Et cet appel inconsolé de sauvagine
Triste, sur les marais que les oiseaux ont fuis.
Aprés avoir surpris le dégel de ma chambre,
A laube, je gagnai la lisière des bois ;
Par une bonne lune de brouillard et d’ambre,
Je relevai la trace, incertaine parfois,
Sur le bord d’un layon, d’un Enfant de Septembre.
Les pas étaient légers et tendres, mais brouillés,
Ils se croisaient d’abord au milieu des ornières
Ou dans l’ombre, tranquille, il avait essayé
De boire, pour reprendre ces jeux solitaires
Trés tard, aprés le long crépuscule mouillé.
Et puis, ils se perdaient plus loin, parmi les hétres
Ow son pied ne marquait qu’a peine sur le sol ;
Je me suis dit : il va s’en retourner peut-étre
A l’aube, pour chercher ses compagnons de vol,
En tremblant de la peur qu’ils aient pu disparaître...
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