. . . . . .
Venus avec son enfant
Triomphant
Au haut de son coche assise,
Laisse ses cygnes voler
Parmy l’air
Pour aller voir son Anchise.
Quelque part que ses beaux yeux
Par les cieux
Tournent leurs lumieres belles,
L’air qui se monstre serein,
Est tout plein
D’amoureuses estincelles.
Puis en descendant à bas,
Sous ses pas
Naissent mille fleurs écloses ;
Les beaux liz et les œillets
Vermeillets
Rougissent entre les roses.
Je sens en ce mois si beau
Le flambeau
D’Amour qui m’eschaufe l’ame,
Y voyant de tous costez
Les beautez
Qu’il emprunte de ma Dame.
. . . . . .
Quand je voy les grands rameaux
Des ormeaux
Qui sont lassez de lierre,
Je pense estre pris és laz
De ses bras,
Et que mon col elle serre.
. . . . . .
Quand je voy dans un jardin
Au matin,
S’esclorre une fleur nouvelle,
J’accompare le bouton
Au teton
De son beau sein qui pommelle.
. . . . . .
Quand je sens parmy les prez
Diaprez
Les fleurs dont la terre est pleine,
Lors je fais croire à mes sens
Que je sens
La douceur de son haleine.
. . . . . .
Je voudrais, pour la tenir,
Devenir
Dieu de ces forests desertes,
La baisant autant de fois
Qu’en un bois
Il y a de fueilles vertes.
. . . . . .
Venus avec son enfant
Triomphant
Au haut de son coche assise,
Laisse ses cygnes voler
Parmy l’air
Pour aller voir son Anchise.
Quelque part que ses beaux yeux
Par les cieux
Tournent leurs lumieres belles,
L’air qui se monstre serein,
Est tout plein
D’amoureuses estincelles.
Puis en descendant à bas,
Sous ses pas
Naissent mille fleurs écloses ;
Les beaux liz et les œillets
Vermeillets
Rougissent entre les roses.
Je sens en ce mois si beau
Le flambeau
D’Amour qui m’eschaufe l’ame,
Y voyant de tous costez
Les beautez
Qu’il emprunte de ma Dame.
. . . . . .
Quand je voy les grands rameaux
Des ormeaux
Qui sont lassez de lierre,
Je pense estre pris és laz
De ses bras,
Et que mon col elle serre.
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Quand je voy dans un jardin
Au matin,
S’esclorre une fleur nouvelle,
J’accompare le bouton
Au teton
De son beau sein qui pommelle.
. . . . . .
Quand je sens parmy les prez
Diaprez
Les fleurs dont la terre est pleine,
Lors je fais croire à mes sens
Que je sens
La douceur de son haleine.
. . . . . .
Je voudrais, pour la tenir,
Devenir
Dieu de ces forests desertes,
La baisant autant de fois
Qu’en un bois
Il y a de fueilles vertes.
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