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J'estois un jour amoureux d’une Dame
Qui d’outre en outre avoit percé mon ame
De ses beaux yeux ; plus mon cœur s’allumoit
Mourant pour elle, et moins elle m’aimoit,
De mon tourment apparoissant plus belle,
Et sa beauté la rendoit plus cruelle.
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Quand du haut ciel les ames abaissées
Dedans les corps languissent oppressées
De la matiere et du pesant fardeau,
Je leur esclaire aux rais de mon flambeau ;
Je les resveille et leur preste mes ailes
Pour revoler es maisons eternelles
Par le bien-fait de contemplation.
Car de l’Amour la plus belle action
Est de rejoindre en charité profonde
L’ame à son Dieu tandis qu’elle est au monde.
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