QUand à longs traits je boy l’amoureuse etincelle
QUand à longs traits je boy l’amoureuse étincelle
Qui sort de tes beaux yeux, les miens sont esblouïs.
D’esprit ny de raison troublé je ne jouïs,
Et comme yvre d’amour tout le corps me chancelle.
Le cœur me bat au sein, ma chaleur naturelle
Se refroidit de peur, mes sens esvanouïs
Se perdent tout en l’air, tant tu te resjouïs
D’acquérir par ma mort le surnom de cruelle.
Tes regards foudroyans me percent de leurs rais
La peau, le corps, le cœur, comme pointes de trais
Que je sens dedans l’âme, et quand je me veux plaindre,
Ou demander mercy du mal que je reçois,
Si bien ta cruauté me reserre la vois,
Que je n’ose parler, tant tes yeux me font craindre.
Qui sort de tes beaux yeux, les miens sont esblouïs.
D’esprit ny de raison troublé je ne jouïs,
Et comme yvre d’amour tout le corps me chancelle.
Le cœur me bat au sein, ma chaleur naturelle
Se refroidit de peur, mes sens esvanouïs
Se perdent tout en l’air, tant tu te resjouïs
D’acquérir par ma mort le surnom de cruelle.
Tes regards foudroyans me percent de leurs rais
La peau, le corps, le cœur, comme pointes de trais
Que je sens dedans l’âme, et quand je me veux plaindre,
Ou demander mercy du mal que je reçois,
Si bien ta cruauté me reserre la vois,
Que je n’ose parler, tant tes yeux me font craindre.
Commentaires (0)
Se connecter
pour publier un commentaire.
Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.