Mais ceux que l’on donne pour morts, la nuit…
Mais ceux que l’on donne pour morts, la nuit
épaisse, la nuit assurément la nôtre,
si une suie s’étale, qui les recouvre,
du froid dans le froid général… Responsables,
nos regards, depuis quand n’ont-ils pas vu d’arbres ?
Et depuis quand n’avons-nous pas dit « aulnes »,
« peupliers », « platanes », chassant l’horizon,
aiguisant l’ouïe comme au sein des légendes ?
La neige en juin ou une veille de Noël
franchit les paupières d’enfants :
des pas reviendraient, se rapprocheraient,
resteraient inaudibles. On préfère
déclarer que les vitres sont sales,
les rues démesurées, sans lendemain
les nuits, les nuits de l’écriture.
épaisse, la nuit assurément la nôtre,
si une suie s’étale, qui les recouvre,
du froid dans le froid général… Responsables,
nos regards, depuis quand n’ont-ils pas vu d’arbres ?
Et depuis quand n’avons-nous pas dit « aulnes »,
« peupliers », « platanes », chassant l’horizon,
aiguisant l’ouïe comme au sein des légendes ?
La neige en juin ou une veille de Noël
franchit les paupières d’enfants :
des pas reviendraient, se rapprocheraient,
resteraient inaudibles. On préfère
déclarer que les vitres sont sales,
les rues démesurées, sans lendemain
les nuits, les nuits de l’écriture.
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