Sous le roc sombre et frais d’une grotte ignorée
Sous le roc sombre et frais d’une grotte ignorée,
D’où coule une onde pure aux Nymphes consacrée,
Je suivis l’autre jour un doux et triste son
Et d’un Faune plaintif j’ouïs cette chanson :
« !Amour, aveugle enfant, quelle est ton injustice !
Hélas ! j’aime Naïs ; je l’aime sans espoir.
Comme elle me tourmente, Hylas fait son supplice ;
Écho plaît au berger ; il vole pour la voir.
Écho loin de ses pas suit les pas de Narcisse,
Qui la fuit, pour baiser un liquide miroir. »
D’où coule une onde pure aux Nymphes consacrée,
Je suivis l’autre jour un doux et triste son
Et d’un Faune plaintif j’ouïs cette chanson :
« !Amour, aveugle enfant, quelle est ton injustice !
Hélas ! j’aime Naïs ; je l’aime sans espoir.
Comme elle me tourmente, Hylas fait son supplice ;
Écho plaît au berger ; il vole pour la voir.
Écho loin de ses pas suit les pas de Narcisse,
Qui la fuit, pour baiser un liquide miroir. »
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