A Daniel Engelbach

Le Margrave de Brandebourg m’a fait trier du sable
dans les pins
pour le ceeur de la Bétonneuse
et mon sang de ciment battait jusque dans mes songes
Les grandes murailles s’éclairaient au lever du jour
et le soir les bouleaux se promènent comme des flamants.
La cigogne est partie du clocher de Quitézbel
qui passera au-dessus de mon pays ravagé
panoplie de chevaux morts et des larmes
qui n’ont pas fini de miérir
pour devenir la perle qui nous rachétera,
au-dessus de ma vie qui m’attend
et qui est morte
en Bourgogne et a Paris.
Et Notre-Dame s’est tournée vers moi et me sourit,
qui est l’aînée de nos fiancés.
Je suis sur ma pelle, tendu vers le couchant,
Le sable coule de mon visage.
Partager

Commentaires (0)

Se connecter pour publier un commentaire.

Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.