La Griesche d’hiver
… Ainsi suis comme l’osière franche
Ou comme l’oiseau sur la branche :
En été chante,
En hiver pleure et me lamente,
Et me défeuille ainsi comme l’ente
Au premier gel.
En moi n’a ni venin ni fiel :
Il ne me reste rien sous ciel,
Tout va sa voie.
Les enviaux que je savais
M’ont avoyé tout que j’avais
Et fourvoyé,
Et hors de voie dévoyé.
Fols enviaux ai envoyés,
Or m’en souvient.
Or vois-je bien, tout va, tout vient ;
Tout, venir, tout aller convient,
Fors que bienfait ;
Les dés que les détiers ont faits
M’ont de ma robe tout défait ;
Les dés m’occient,
Les dés m’aguettent et épient,
Les dés m’’assaillent et défient,
Pesant pour moi.
Ou comme l’oiseau sur la branche :
En été chante,
En hiver pleure et me lamente,
Et me défeuille ainsi comme l’ente
Au premier gel.
En moi n’a ni venin ni fiel :
Il ne me reste rien sous ciel,
Tout va sa voie.
Les enviaux que je savais
M’ont avoyé tout que j’avais
Et fourvoyé,
Et hors de voie dévoyé.
Fols enviaux ai envoyés,
Or m’en souvient.
Or vois-je bien, tout va, tout vient ;
Tout, venir, tout aller convient,
Fors que bienfait ;
Les dés que les détiers ont faits
M’ont de ma robe tout défait ;
Les dés m’occient,
Les dés m’aguettent et épient,
Les dés m’’assaillent et défient,
Pesant pour moi.
Commentaires (0)
Se connecter
pour publier un commentaire.
Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.