La sagesse m’à rompu les bras
La sagesse m’a rompu les bras, brisé les os
C’était une très vieille femme envieuse
Pleine d’onction, de fiel et d’eau verte
Elle m’a jeté ses douceurs 4a la face
Désirant effacer mes traits comme une image mouillée
Lissant ma colère comme une chevelure noyée
Et moi j’ai crié sous l’insulte fade
Et j’ai réclamé le fer et le feu de mon héritage.
Voulant y faire pousser son Ame bénie comme une vigne
Elle avait taillé sa place entre mes cétes.
Longtemps son parfum m’empoisonna des pieds a la tête
Mais l’orage mirissait sous mes aisselles,
Musc et feuilles bralées,
J’ai arraché la sagesse de ma poitrine,
Je l’ai mangée par les racines,
Trouvée amère et crachée comme un noyau pourri
En route, voici le jour, fièvre en plein cœur scellée
Des chants de cogs trouent la nuit comme des lueurs
Le soleil appareille à peine, déjà sir de son plein midi,
Tout feu, toutes flèches, tout désir au plus vif de la lumière,
Envers, endroit, amour et haine, toute la vie en un seul honneur.
Des chemins durs s’ouvrent À perte de vue sans ombrage
Et la ville blanche derrière nous lave son seuil ow coucha la nuit.
: POÈMES.
C’était une très vieille femme envieuse
Pleine d’onction, de fiel et d’eau verte
Elle m’a jeté ses douceurs 4a la face
Désirant effacer mes traits comme une image mouillée
Lissant ma colère comme une chevelure noyée
Et moi j’ai crié sous l’insulte fade
Et j’ai réclamé le fer et le feu de mon héritage.
Voulant y faire pousser son Ame bénie comme une vigne
Elle avait taillé sa place entre mes cétes.
Longtemps son parfum m’empoisonna des pieds a la tête
Mais l’orage mirissait sous mes aisselles,
Musc et feuilles bralées,
J’ai arraché la sagesse de ma poitrine,
Je l’ai mangée par les racines,
Trouvée amère et crachée comme un noyau pourri
En route, voici le jour, fièvre en plein cœur scellée
Des chants de cogs trouent la nuit comme des lueurs
Le soleil appareille à peine, déjà sir de son plein midi,
Tout feu, toutes flèches, tout désir au plus vif de la lumière,
Envers, endroit, amour et haine, toute la vie en un seul honneur.
Des chemins durs s’ouvrent À perte de vue sans ombrage
Et la ville blanche derrière nous lave son seuil ow coucha la nuit.
: POÈMES.
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