Cité en pierres grises, claires et nettes
Coupées d’eaux vivantes et vertes
Qu’agitent de beaux steamers blancs comme des cygnes ;
Cité des joies de l’été, aux jardins pâles,
Et ciel bleu plus pâle encore si c’est possible,
Avec tant de gaieté chaude sous les arbres des brasseries,
Et vous, beaux soldats noirs, à cols jaunes,
Au grand soleil, sur le Blasicholmshamm, sortant de mon hétel,
Ce matin d’aoat je vous salue encore!
Fillettes qui vendez les journaux, court-vêtues,
En bleu clair avec des cols marins blancs,
Vous revoilà, toujours pour moi mystérieuses.
On ne sait : vous avez entre douze et vingt ans ;
On se demande si vous avez un amoureux ;
Vous vous ressemblez non seulement de costume,
Mais de visage, beaux visages blancs, brillants,
Aux traits aimablement durs, aux yeux farouches et bleus.
Il y a quelques années, je fus amoureux de vous toutes,
Comme j’ai été amoureux des bouquetières romaines,
Des jeunes filles de l’tle de Marken, qu’on va voir d’Amsterdam,
Des paysannes de Corfou, et même aussi
D’une fausse bohémienne joueuse d’orgue de Barbarie a Londres.
Le déguisement émeut toujours ce cœur de poète,
Et votre vue me fait imaginer des aventures.

Djiirgarden, jardins près loin des longs quais de pierres
Grises d’un gris si doux, si pur et estival!
Je veux errer dans ces bocages, le long de ces théâtres,
Le cœur tout alourdi de caloric-punch glacé.
J’irai dans les jardins des restaurations
Oud des messieurs enivrés dorment sur les tables ;
J’irai entendre la les derniers airs de Berlin.
Et puis je regarderai l’étalage merveilleux
Partager

Commentaires (0)

Se connecter pour publier un commentaire.

Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.