C’est un grand heur en vivant
D’avoir vaincu tout orage,
D’avoir au cours du voyage
Tousjours en poupe le vent :

Mais c’est bien plus de terrir
A la coste désirée,
Et voir sa vie asseurée
Au havre de bien mourir.

Arrière craintes et peurs,
Je ne marque plus ma course
Au Canope, ni à l’Ourse,
Je n’ai souci des hauteurs ;

Je n’espie plus le Nord,
Ni pas une des estoiles,
Je n’ai qu’à baisser les voiles
Pour arriver dans le port.
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