Vision funèbre de suzanne
. . . . . .
En vain des mains je veux
Prendre ce vent leger, cest ombre et ce nuage :
Ame fuyarde, tourne encore ces beaux yeux,
Tourne à mes cris piteux l’oreille et le visage,
Pour entendre ces vœuz.
J’aracheray mon œil
S’il voyt une beauté, mon cœur s’il la desire,
Je banys mon esprit s’il veut quitter le dueil,
Mon ame, si mon ame un seul soupir souspire
En baizant le cercueil.
A quoy cet euil qui luit
S’il ne m’aproche ? à quoy ces bras s’ilz ne m’accolent ?
Helas ! elle s’eslogne et s’enleve et s’en fuit,
Pareill’ aux vens legers et aux songes qui volent
Au vague de la nuit !
En vain des mains je veux
Prendre ce vent leger, cest ombre et ce nuage :
Ame fuyarde, tourne encore ces beaux yeux,
Tourne à mes cris piteux l’oreille et le visage,
Pour entendre ces vœuz.
J’aracheray mon œil
S’il voyt une beauté, mon cœur s’il la desire,
Je banys mon esprit s’il veut quitter le dueil,
Mon ame, si mon ame un seul soupir souspire
En baizant le cercueil.
A quoy cet euil qui luit
S’il ne m’aproche ? à quoy ces bras s’ilz ne m’accolent ?
Helas ! elle s’eslogne et s’enleve et s’en fuit,
Pareill’ aux vens legers et aux songes qui volent
Au vague de la nuit !
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