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Dieu a les bras ouvers pour t’acoler,
Prest d’oublier ta vie pecheresse ;
Requier pardon, bien te vendra aidier
Nostre Dame, la trespuissant princesse,
Qui est ton cry et que tiens pour maistresse.
Les sains aussi te vendront secourir,
Desquelz les corps font en toy demourance.
Ne vueilles plus en ton pechié dormir,
Trescrestien, franc royaume de France !

Et je, Charles, duc d’Orlians, rimer
Voulu ces vers au temps de ma jeunesse ;
Devant chascun les vueil bien advouer,
Car prisonnier les fis, je le confesse ;
Priant à Dieu, qu’avant qu’aye vieillesse,
Le temps de paix partout puist avenir,
Comme de cueur j’en ay la désirance,
Et que voye tous tes maulx brief finir,
Trescrestien, franc royaulme de France !
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