En verrai-je jamais la fin
En verrai-je jamais la fin,
De vos œuvres, Mélancolie,
Quand au soir de vous me délie
Me rattachez au matin.
J’aimasse mieux autre voisin
Que vous, qui si fort me guerrie ;
En verrai-je jamais la fin ?
Vers moi venez en larrecin
Et me robez Plaisance lie ;
Suis-je destiné en ma vie
D’être toujours en tel hutin ?
En verrai-je jamais la fin ?
De vos œuvres, Mélancolie,
Quand au soir de vous me délie
Me rattachez au matin.
J’aimasse mieux autre voisin
Que vous, qui si fort me guerrie ;
En verrai-je jamais la fin ?
Vers moi venez en larrecin
Et me robez Plaisance lie ;
Suis-je destiné en ma vie
D’être toujours en tel hutin ?
En verrai-je jamais la fin ?
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