Le pardon des oiseaux
Si c’est déja la mort, dites-lui que j’arrive
Je n’ai jamais eu peur de mon dernier matin
Dans le fleuve du Temps qui flotte a la dérive
Je retrouve les litanies des dieux défunts
Et j’entre sans prier dans les de Profundis.
Les voussures du ciel abritent tant d’oiseaux
Tant d’astres vont mourir dans les bois de la biche
Que les cerfs et les daims fuient les forêts en friche
Et l’Ankou se prépare a faucher sur les eaux
Si je dois revenir un jour sur cette rive
Les arbres me suivront vers l’OQuest par troupeaux.
Je suis homme, je sais que la mort me devance
Avec sa robe de ténèbres sur le dos
Je n’ai que mes péchés pour lui prendre sa faulx
Pour la vaincre il me reste une vaine violence
Laissez-moi, je voudrais retrouver mon enfance
Et demander pardon au peuple des oiseaux.
Autrefois, j’écrasais les merles sans colère
Et torturais les rouges-gorges, les mauvis
Les pinsons étouffaient dans mes poches de pierre
Dans mon béret la grive appelait ses petits
Chaque jeudi, j’allais par la joie des jachéres,
Dés l’aurore a l’affat et la fronde en folie.
Aujourd’hui, les oiseaux préparent ma prière
Et me précèdent dans la province des pluies
Si c’est déja la mort, mes amis, dites-lui
Que je croirai toujours au Dieu des scapulaires
Le pardon des oiseaux passe sur mes paupières
Et ame des limons m’ouvre le paradis.
Laissez-moi, je connais mes vivantes victimes
Et ne piégerai plus liévres et passereaux
Devant l’église où les moines chantent matines
Je roule le soleil et le rends aux tombeaux
Et j’entre dans le silence de mes yeux clos
Heureux d’avoir vécu en des temps anonymes.
Je n’ai jamais eu peur de mon dernier matin
Dans le fleuve du Temps qui flotte a la dérive
Je retrouve les litanies des dieux défunts
Et j’entre sans prier dans les de Profundis.
Les voussures du ciel abritent tant d’oiseaux
Tant d’astres vont mourir dans les bois de la biche
Que les cerfs et les daims fuient les forêts en friche
Et l’Ankou se prépare a faucher sur les eaux
Si je dois revenir un jour sur cette rive
Les arbres me suivront vers l’OQuest par troupeaux.
Je suis homme, je sais que la mort me devance
Avec sa robe de ténèbres sur le dos
Je n’ai que mes péchés pour lui prendre sa faulx
Pour la vaincre il me reste une vaine violence
Laissez-moi, je voudrais retrouver mon enfance
Et demander pardon au peuple des oiseaux.
Autrefois, j’écrasais les merles sans colère
Et torturais les rouges-gorges, les mauvis
Les pinsons étouffaient dans mes poches de pierre
Dans mon béret la grive appelait ses petits
Chaque jeudi, j’allais par la joie des jachéres,
Dés l’aurore a l’affat et la fronde en folie.
Aujourd’hui, les oiseaux préparent ma prière
Et me précèdent dans la province des pluies
Si c’est déja la mort, mes amis, dites-lui
Que je croirai toujours au Dieu des scapulaires
Le pardon des oiseaux passe sur mes paupières
Et ame des limons m’ouvre le paradis.
Laissez-moi, je connais mes vivantes victimes
Et ne piégerai plus liévres et passereaux
Devant l’église où les moines chantent matines
Je roule le soleil et le rends aux tombeaux
Et j’entre dans le silence de mes yeux clos
Heureux d’avoir vécu en des temps anonymes.
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