Mon ami avenant et doux
Que j’aime par-dessus tout,
Hélas ! Que ferons-nous ?
Je vois bien qu’on soupçonne
Notre amour, ce qui me pèse.
Nous ne nous verrons plus
Car on veut que je m’en aille ;
Je ne sais ce que nous ferons.

Et le jaloux me tient
D’une laisse si courte que, s’il ne me voit,
Il enrage de colère.
Mais devrait-il en devenir fou,
Je vous verrai ; malgré sa querelle
Je ne renoncerai pas, nous irons nous amuser.
Mais si on voit que je vous fréquente à nouveau
Je ne sais ce que nous ferons.

Enfin même si tous les médisants
— Advienne que pourra –
L’avaient juré, je vous
Verrai souvent. Voyons,
Autant qu’il se peut, quel moyen
Bienséant nous trouverons.
Mais si ces bruits ne s’apaisent pas
Je ne sais ce que nous ferons.

Je n’en tiens aucun compte.
À la fin nous nous entr’aimerons ;
Pour le reste, je m’apaise,
Je ne sais ce que nous ferons.
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