Dame, je vous remerci
et graci
de cuer, de corps, de pensée,
de l’envoi qui tant m’agrée
que je di
qu’oncques plus beau don ne vi
faire à créature née,

plus plaisant ne plus joli,
ne qui si
m’’ait ma léesse doublée :
car du tout m’a assouvi
et ravi
en l’amoureuse contrée.

Je le porte avecques mi
com celui
qui m’a joie recouvrée,
et si m’a renouvelée
m’amour qui
-m’auroit par rapporz haï
et par fausse renommée.
Dame, je vous remerci.

Long temps a mon cuer gémi
et frémi
en douleur désespérée,
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