Rappelle-toi, quand l’Aurore craintive
Ouvre au soleil son palais enchanté;
Rappelle-toi, lorsque la Nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté;
A l’appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l’ombre t’invite,
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix–
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M’auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l’exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré;
Songe à mon triste amour, songe à l’adieu suprême!
L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira:
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s’ouvrira.
Je ne te verrai plus; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit–
Rappelle-toi.
Ouvre au soleil son palais enchanté;
Rappelle-toi, lorsque la Nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté;
A l’appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l’ombre t’invite,
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix–
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M’auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l’exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré;
Songe à mon triste amour, songe à l’adieu suprême!
L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira:
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s’ouvrira.
Je ne te verrai plus; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit–
Rappelle-toi.
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