Psaume xxii
Loin de moy, tragiques pensées
Dont mes infortunes passées
Nourrissoient mon affliction !
Puisque le Tout-Puissant est touché de mes plaintes,
Dois-je pas esperer sous sa protection
De bannir pour jamais mes ennuis et mes craintes ?
Ce pasteur tout bon et tout sage
Nous conduit dans un pasturage
Plein de délices et d’attraits,
Et là des pures eaux d’une source féconde
Nos esprits en repos en beuvant à longs traits,
Noîront le souvenir des vanitez du monde.
Lorsqu’il voit nostre ame égarée
Et de son troupeau séparée
Se conduire à sa volonté,
Qu’elle est preste à se perdre aux abysmes du vice,
Son soin, pour l’obliger à bénir sa bonté,
La remet au chemin tracé par sa justice.
Aussi, dans l’horreur des tenebres
Et des ennuis les plus funebres
Que la mort presente à nos yeux,
J’iray sans m’effrayer aux antres les plus sombres,
Quand pour guide j’auray le Monarque des cieux,
Qui peut vaincre la mort et dissiper ses ombres.
Il me presente sur sa table
Cette viande delectable
Qu’il appreste pour ses éleus ;
Et de mes ennemis rend l’envie immortelle,
Lors que par leur orgueil ils se verront exclus
De ce mets qui m’eleve à la vie éternelle.
L’exces des graces qu’il me donne
M’honore autant que ma couronne,
Dont il est l’equitable appuy :
Toutes deux m’ont comblé de plaisir et de gloire
Dans son sacré banquet, où, pour m’unir à luy,
Son sang estoit le vin qu’il me versoit à boire.
En la seule misericorde
Que sa clemence nous accorde
Est l’asyle des criminels ;
Sa grace et sa puissance ont nostre ame assurée
De se voir au-dessus des flambeaux éternels
Habiter la maison qu’il nous a préparée.
Dont mes infortunes passées
Nourrissoient mon affliction !
Puisque le Tout-Puissant est touché de mes plaintes,
Dois-je pas esperer sous sa protection
De bannir pour jamais mes ennuis et mes craintes ?
Ce pasteur tout bon et tout sage
Nous conduit dans un pasturage
Plein de délices et d’attraits,
Et là des pures eaux d’une source féconde
Nos esprits en repos en beuvant à longs traits,
Noîront le souvenir des vanitez du monde.
Lorsqu’il voit nostre ame égarée
Et de son troupeau séparée
Se conduire à sa volonté,
Qu’elle est preste à se perdre aux abysmes du vice,
Son soin, pour l’obliger à bénir sa bonté,
La remet au chemin tracé par sa justice.
Aussi, dans l’horreur des tenebres
Et des ennuis les plus funebres
Que la mort presente à nos yeux,
J’iray sans m’effrayer aux antres les plus sombres,
Quand pour guide j’auray le Monarque des cieux,
Qui peut vaincre la mort et dissiper ses ombres.
Il me presente sur sa table
Cette viande delectable
Qu’il appreste pour ses éleus ;
Et de mes ennemis rend l’envie immortelle,
Lors que par leur orgueil ils se verront exclus
De ce mets qui m’eleve à la vie éternelle.
L’exces des graces qu’il me donne
M’honore autant que ma couronne,
Dont il est l’equitable appuy :
Toutes deux m’ont comblé de plaisir et de gloire
Dans son sacré banquet, où, pour m’unir à luy,
Son sang estoit le vin qu’il me versoit à boire.
En la seule misericorde
Que sa clemence nous accorde
Est l’asyle des criminels ;
Sa grace et sa puissance ont nostre ame assurée
De se voir au-dessus des flambeaux éternels
Habiter la maison qu’il nous a préparée.
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