Prières de passerat mourant
Je souffre des douleurs qui passent toute rage,
Mais Dieu de les souffrir me preste le courage.
Il tempere l’ardeur et l’inflammation,
Quand je pense à sa mort et à sa passion.
Luy, Fils de l'Eternel, et de la Vierge mere
Mourut pour nous en Croix de douleur tres-amere,
Et monstra le chemin à ses saints bien heureux
De parvenir au Ciel par tourment douloureux.
Souvienne-toy Seigneur de la foiblesse humaine,
Modérant s’il te plaist la rigueur de ma peine.
Je suis sans ton secours de douleur surmonté.
Advienne toutefois ta sainte volonté.
Paix et repos, Seigneur je te demande,
En ma douleur, dont la force est si grande.
Quatre ans passés dans un lict attaché
Et plus encor des liens de peché.
Un plus grand mal que celuy que j’endure,
J’ai mérité : mais la peine est bien dure :
S’il ne te plaist oublier mes forfaits
Je n’en puis plus, et tombe soubs le fais.
Dieu qui as de ton sang lavé tous nos péchés,
Qui les as en mourant à ta croix attachés,
Rends mon ame, ô Seigneur, nette de toute ordure
Luy faisant avoir part au bien qui toujours dure.
Je quitte la vie humaine :
Bon espoir au ciel m’emmeine.
Je ne pense plus à rien
De mortel et terrien.
Mon ame, comme divine
Veut revoir son origine.
A Dieu amis, et ma douce patrie,
Assés content je sors de ceste vie,
Puisqu’en partant ce confort je reçois,
Que j’ay vescu, et suis mort bon François.
Mais Dieu de les souffrir me preste le courage.
Il tempere l’ardeur et l’inflammation,
Quand je pense à sa mort et à sa passion.
Luy, Fils de l'Eternel, et de la Vierge mere
Mourut pour nous en Croix de douleur tres-amere,
Et monstra le chemin à ses saints bien heureux
De parvenir au Ciel par tourment douloureux.
Souvienne-toy Seigneur de la foiblesse humaine,
Modérant s’il te plaist la rigueur de ma peine.
Je suis sans ton secours de douleur surmonté.
Advienne toutefois ta sainte volonté.
Paix et repos, Seigneur je te demande,
En ma douleur, dont la force est si grande.
Quatre ans passés dans un lict attaché
Et plus encor des liens de peché.
Un plus grand mal que celuy que j’endure,
J’ai mérité : mais la peine est bien dure :
S’il ne te plaist oublier mes forfaits
Je n’en puis plus, et tombe soubs le fais.
Dieu qui as de ton sang lavé tous nos péchés,
Qui les as en mourant à ta croix attachés,
Rends mon ame, ô Seigneur, nette de toute ordure
Luy faisant avoir part au bien qui toujours dure.
Je quitte la vie humaine :
Bon espoir au ciel m’emmeine.
Je ne pense plus à rien
De mortel et terrien.
Mon ame, comme divine
Veut revoir son origine.
A Dieu amis, et ma douce patrie,
Assés content je sors de ceste vie,
Puisqu’en partant ce confort je reçois,
Que j’ay vescu, et suis mort bon François.
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