Poeme à deux voix
Ici haut et a gauche de la page.
Un épais carré noir. Des épis
dressés. Au coude-a-coude. Depuis
un an, deux ans peut-étre je suis
aux prises avec cette multitude
obscure. Oui, dans le coin à gauche
et en haut de la page, il y a une
foule immobile, parfaitement immo-
bile, qui regarde et qui se tait.
Elle attend quoi ? C’est sur le bord
de la Seine. Une place où aboutissent
les avenues du vacarme. Mais la, tout
est silencieux, — même cette foule
immobile, serrée, qui regarde et qui
attend.
Ailleurs il y aura des siècles dans ma
vie. Des chants de bergers sur les
collines. Mais pourquoi parler au
futur ? Voici le temps d’a présent.
Plus réel. Plus irréel aussi. Je vois
les choses transparentes. Tout ce qui
bouge est transparent a ce qui demeure.
Un épais carré noir. Des épis
dressés. Au coude-a-coude. Depuis
un an, deux ans peut-étre je suis
aux prises avec cette multitude
obscure. Oui, dans le coin à gauche
et en haut de la page, il y a une
foule immobile, parfaitement immo-
bile, qui regarde et qui se tait.
Elle attend quoi ? C’est sur le bord
de la Seine. Une place où aboutissent
les avenues du vacarme. Mais la, tout
est silencieux, — même cette foule
immobile, serrée, qui regarde et qui
attend.
Ailleurs il y aura des siècles dans ma
vie. Des chants de bergers sur les
collines. Mais pourquoi parler au
futur ? Voici le temps d’a présent.
Plus réel. Plus irréel aussi. Je vois
les choses transparentes. Tout ce qui
bouge est transparent a ce qui demeure.
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