Rencontres
J’avance en écrasant des ombres sur la route
Et leur plainte est si faible
Qu’elle a peine à me gravir
Et s’éteint petitement avant de toucher mon oreille.
Je croise des hommes tranquilles
Qui connaissent la mer et vont vers les montagnes;
Curieux, en passant, ils soupèsent mon âme
Et me la restituent repartant sans mot dire.
Quatre chevaux de front aux œillères de nuit
Sortent d’un carrefour, le poitrail constellé.
Ils font le tour du monde
Pensant à autre chose
Et sans toucher le sol. Les mouches les évitent.
Le cocher se croit homme et se gratte l’oreille.
Et leur plainte est si faible
Qu’elle a peine à me gravir
Et s’éteint petitement avant de toucher mon oreille.
Je croise des hommes tranquilles
Qui connaissent la mer et vont vers les montagnes;
Curieux, en passant, ils soupèsent mon âme
Et me la restituent repartant sans mot dire.
Quatre chevaux de front aux œillères de nuit
Sortent d’un carrefour, le poitrail constellé.
Ils font le tour du monde
Pensant à autre chose
Et sans toucher le sol. Les mouches les évitent.
Le cocher se croit homme et se gratte l’oreille.
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