Ô longs désirs…
Ô longs désirs, ô espérances vaines,
Tristes soupirs et larmes coutumières
À engendrer de moi maintes rivières,
Dont mes deux yeux sont sources et fontaines ;
Ô cruautés, ô duretés inhumaines,
Piteux regards des célestes lumières,
Du cœur transi, ô passions premières,
Estimez-vous croître encore mes peines ?
Qu’encore Amour sur moi son arc essaie,
Que nouveaux feux me jette et nouveaux dards,
Qu’il se dépite, et pis qu’il pourra fasse,
Car je suis tant navrée en toutes parts,
Que plus en moi une nouvelle plaie,
Pour m’empirer ne pourrait trouver place.
Tristes soupirs et larmes coutumières
À engendrer de moi maintes rivières,
Dont mes deux yeux sont sources et fontaines ;
Ô cruautés, ô duretés inhumaines,
Piteux regards des célestes lumières,
Du cœur transi, ô passions premières,
Estimez-vous croître encore mes peines ?
Qu’encore Amour sur moi son arc essaie,
Que nouveaux feux me jette et nouveaux dards,
Qu’il se dépite, et pis qu’il pourra fasse,
Car je suis tant navrée en toutes parts,
Que plus en moi une nouvelle plaie,
Pour m’empirer ne pourrait trouver place.
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