Tant je l’aymay, qu’en elle encor je vis

Tant je l’aymay, qu’en elle encor je vis :
Et tant la vy, que, maulgre moy, je l’ayme.
Le sens, et l’âme y furent tant ravis,
Que par l’Œil fault que le cœur la desayme.
Est-il possible en ce degré suprême
Que fermeté son oultrepas révoque ?
Tant fut la flamme en nous deux réciproque,
Que mon feu luict, quand le sien clair m’appert
Mourant le sien, le mien tost se suffoque.
Et ainsi elle, en se perdant, me pert.
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