Tant je l’aymay, qu’en elle encor je vis
Tant je l’aymay, qu’en elle encor je vis :
Et tant la vy, que, maulgre moy, je l’ayme.
Le sens, et l’âme y furent tant ravis,
Que par l’Œil fault que le cœur la desayme.
Est-il possible en ce degré suprême
Que fermeté son oultrepas révoque ?
Tant fut la flamme en nous deux réciproque,
Que mon feu luict, quand le sien clair m’appert
Mourant le sien, le mien tost se suffoque.
Et ainsi elle, en se perdant, me pert.
Et tant la vy, que, maulgre moy, je l’ayme.
Le sens, et l’âme y furent tant ravis,
Que par l’Œil fault que le cœur la desayme.
Est-il possible en ce degré suprême
Que fermeté son oultrepas révoque ?
Tant fut la flamme en nous deux réciproque,
Que mon feu luict, quand le sien clair m’appert
Mourant le sien, le mien tost se suffoque.
Et ainsi elle, en se perdant, me pert.
Commentaires (0)
Se connecter
pour publier un commentaire.
Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.