Aux sons d’une musique endormie et molle

Comme le glouglou des marais de la lune,

Enfant au sang d’été, à la bouche de prune

Mûre;

Aux sons de miel de tes chevrotantes paroles

Ici, dans l’ombre humide et chaude du vieux mur

Que s’endorme la bête paresseuse Infortune.

Aux sons de ta chanson de harpe rouillée,

Tiède fille qui luis comme une pomme mouillée,

– (Ma tête est si lourde d’éternité vide,

Les mouches d’or font un bruit doux et stupide

Qui prennent tes grands yeux de vache pour des fenêtres),

Aux sons de ta dormante et rousse voix d’été

Fais que je rêve à ce qui aurait pu être

Et n’a pas été…
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