J’ay l’esprit tout ennuyé
D’avoir trop estudié
Les Phenomenes d’Arate :
Il est temps que je m’esbate,
Et que j’aille aux champs jouër.
Bons Dieux ! qui voudrait louer
Ceux qui collez sus un livre
N’ont jamais soucy de vivre ?
. . . . . .

Corydon, marche davant,
Sçache où le bon vin se vend,
Fay refraischir la bouteille,
Cerche une ombrageuse treille
Pour souz elle me coucher :
Ne m’achete point de chair,
Car tant soit elle friande,
L’Esté je hay la viande.

Achete des abricôs,
Des pompons, des artichôs,
Des fraises, et de la crème :
C’est en Esté ce que j’aime,
Quand sur le bord d’un ruisseau
Je la mange au bruit de l’eau,
Estendu sus le rivage,
Ou dans un antre sauvage.
. . . . . .
Partager

Commentaires (0)

Se connecter pour publier un commentaire.

Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.